Sunday, March 18, 2012

solidarité des luttes européennes avec les luttes du peuple grec : 29 mars à 20h





Jeudi 29 mars 2012 • 20 heures
19 rue Pletinckx • 1000 Bruxelles

projection de 
Debtocracy
Katerina Kitidi & Aris Chatzistefanou – 2011 – 73’
suivi de la présentation du nouveau documentaire des mêmes auteurs :Catastroïka

Débat avec des militants syndicaux et associatifs venus de Grèce
animé par Yiorgos Vassalos (Initiative de Solidarité à la Grèce qui résiste)
En présence de la co-réalisatrice Katerina Kitidi
[traduction simultanée français - anglais]

Réalisé en quelques semaines avec un budget militant, à la fois percutant et bien documenté, Debtocracy retrace l’histoire de la dette grecque et montre comment les élites utilisent celle-ci pour s’attaquer aux conquêtes sociales. Comparant la situation de la Grèce aux cas de l’Équateur et de l’Argentine au début des années 2000, les auteurs indiquent quelques-uns des moyens dont nous disposons pour ne pas payer cette dette.

Paf: 2 € 

Friday, March 16, 2012

Victory for the strikers of Coca Cola-3E in Greece


The company tookback all its demands

According to the press release of the Hellenic Federation of Employees in the bottled drinks industry (POEEP), the strike ended today after the union of employees at Coca Cola 3E stroke an agreement with the management. The meeting took place in a hotel in Thessaloniki and the agreement was ratified unanimously in the afternoon by the Union General Assembly in the factory premises.

The press release of POEEP includes the following:

THESSALONIKI, 15/03/2012

A great workers’ struggle, initiated by POEEP found justice after 43 days of harsh industrial action. Today, Thursday, 15 March 2012, POEEP and the executives of3E agreed in:

-Stopping immediately the imports of products of the 3E Group from Bulgaria
-Restarting the operation of the company in Thessaloniki with its entire staff.
-The company binding itself in not taking advantage of the labour legislation in Greece that makes it possible for companies to break current collective agreements and reduce wages.
- making every matter that affects directly or indirectly the employees the object of a prior dialogue between the employees and the management.

THE STRIKERS’ GENERAL ASSEMBLY RELEASED THE FOLLOWING RESOLUTION:

Today, Thursday 15 of March 2012, we, the strikers of Coca Cola gathered in the factory premises and after we listened to our Federation’s agreement with the management (the four points above), we decided to end the strike. We promise that we will show unity and solidarity to every managerial attack against our colleagues. We thank all those who stood by us, our colleagues in the Bottled Industry sector, all the workers and unions in Thessaloniki and the local community. WE ORDER the management to make this resolution known to all officials and interested parties, including trade unions and the media. Order is given by the strikers.


For the management

The President the Secretary General

Tuesday, February 28, 2012

"Jours de '36" à Bruxelles le 6 mars

L'Initiative de Solidarité organise une projection du film de Théo Angelopoulos "Jours de '36" 
à l'Institut Libre Marie Haps le 6 mars à 19h30. La projection sera suivie d'un débat.
Venez nombreux! 

La film sera présenté dans un contexte particulier: Théo Angelopoulos, bien connu et reconnu en Grèce et à l'étranger, a été tué il y a quelques semaines à un accident routier, au cours du tournage de son dernier film.

Le film que nous avons choisi de présenter, se reférant à des évenements historiques des années '30 est spécialement actuel et pourra aider à expliquer le contexte social présent en Grèce.

Des reclassements en Grèce pour les licenciés


La compagnie charter Air Méditerranée, qui va licencier 85 salariés, a proposé à une trentaine de ses pilotes et hôtesses basés en France d’être reclassés dans sa filiale en Grèce, avec un salaire réduit de 30% en moyenne.


LE DÉLÉGUÉ SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne) d’Air Méditerranée, Denis Roumier, dénonce ces mesures en affirmant que les salariés d’Air Méditerranée sont déjà les moins bien payés des compagnies françaises.
D’après lui, une hôtesse ou un steward gagnant le SMIC en France se voient proposer un salaire mensuel de 900 euros à Athènes et un commandant de bord payé 6.000 euros empocherait 3.700 euros en Grèce. Ces salariés continueraient cependant d’assurer les mêmes vols au départ de la France.
«On en arrive à des aberrations, dénonce Denis Roumier, un équipage grec a récemment assuré un Marseille-Bastia pour le compte d’Air Corsica, une ligne subventionnée par l’Etat».
C’est la première compagnie française à délocaliser ainsi des avions dans un pays de l’Union européenne pour bénéficier d’une main d’oeuvre à bas coût, note le président du SNPL, Yves Deshayes, qui redoute que cette pratique ne s’étende à d’autres compagnies.
Fin 2011, la direction d’Air Méditerranée a annoncé le licenciement de 85 employés. Pour expliquer cette stratégie, le PDG invoque auprès du personnel la nécessité de réduire ses coûts opérationnels pour faire face à la concurrence de compagnies d’Europe de l’est qui tirent les prix vers le bas.

NON AU 'SAUVETAGE' DE LA GRECE !


CONSTRUISONS LA SOLIDARITE DES PEUPLES EUROPEENS



Le 12 février 2012 des centaines de milliers de Grecs sont descendus dans les rues d'Athènes ainsi que d'autres villes grecques pour manifester contre le nouveau prêt de la 'Troika' qui était à ce moment en train d’être discuté dans le Parlement. Le plan qui accompagnait ce prêt, dit de 'sauvetage', accélère encore plus le démantèlement de l'Etat et l'aggravation des conditions de vie de la majorité des Grecs. Avec une procédure d'urgence, qui ne laissait que quelques heures aux Membres du Parlement grec de lire des centaines de pages mal ou pas du tout traduites, les députés de la majorité gouvernementale ont voté en faveur d'un accord qui va faire saigner encore plus le peuple grec , car "l'Europe et les marchés le demandent". Le montant total de 130 milliards s'ajoute ainsi à la dette grecque sans que le peuple n'y touche un sou. Au contraire, c'est encore les banques qui sortent triomphantes (30 milliards en liquide pour les banques grecques sans aucun échange, 30 milliards aux banques étrangères et 70 milliards dans des nouvelles obligations garanties). En plus, par ce nouveau prêt elles se débarrassent encore de leurs titres de dette grecque, qui sera alors détenue par des organismes publics (BCE, Etats Membres de l'UE) et alors en cas de faillite officielle de l’Etat grec, c’est les autres peuples européens qui seront appelés à payer les pots cassés.

Les conditions de ce prêt s'ajoutent au carnage social qui se déroule pendant les deux dernières années, qui, selon certaines analyses, ont fait baisser les revenus  moyens de 40%. Selon les statistiques officielles 30% des Grecs vivent au dessous du seuil de la pauvreté. En même temps, des milliers de petites et moyennes entreprises (surtout de petits commerçants) ferment - pour seule la région d'Athènes les prévisions de 2012 parlent de 120,000 fermetures. En même temps le gouvernement ouvre à la concurrence des multinationales dans les professions fermées en commençant par les camionneurs, chauffeurs de taxi, et en passant aux avocats, notaires et pharmaciens, et bientôt dentistes et docteurs, qui n'auront qu'à devenir des employés des grandes multinationales pour trois sous...

Vidéo de la soirée de solidarité et podcast d'un entretien chez Radio Panik


action de solidarité à la Grèce qui résiste from zin tv on Vimeo.


Vidéo de la soirée de solidarité aux grévistes des Aciéries grecques par ZinnTV.


Par ailleurs, l'Initiative de Solidarité à la Grèce a été invtée par Radio Panik à une discussion que vous pouvez écouter ici.


SAUVONS LE PEUPLE GREC DE SES SAUVEURS!


par Jacques Ranciere, Jean-Luc Nancy, Claire Denis, Alain Badiou, Jean-Christophe Bailly, Étienne Balibar, Avital Ronell [source]
Au moment où un jeune Grec sur deux est au chômage, où 25 000 SDF errent dans les rues d’Athènes, où 30% de la population est tombée sous le seuil de pauvreté, où des milliers de familles sont obligées de placer leurs enfants pour qu’ils ne crèvent pas de faim et de froid, où nouveaux pauvres et réfugiés se disputent les poubelles dans les décharges publiques, les «sauveurs» de la Grèce, sous prétexte que les Grecs «ne font pas assez d’efforts», imposent un nouveau plan d’aide qui double la dose létale administrée. Un plan qui abolit le droit du travail, et qui réduit les pauvres à l’extrême misère, tout en faisant disparaître du tableau les classes moyennes.
Le but ne saurait être le «sauvetage» de la Grèce : sur ce point, tous les économistes dignes de ce nom sont d’accord. Il s’agit de gagner du temps pour sauver les créanciers tout en menant le pays à une faillite différée. Il s’agit surtout de faire de la Grèce le laboratoire d’un changement social qui, dans un deuxième temps, se généralisera à toute l’Europe. Le modèle expérimenté sur les Grecs est celui d’une société sans services publics, où les écoles, les hôpitaux et les dispensaires tombent en ruine, où la santé devient le privilège des riches, où les populations vulnérables sont vouées à une élimination programmée, tandis que ceux qui travaillent encore sont condamnés aux formes extrêmes de la paupérisation et de la précarisation.