Monday, February 21, 2011

La 9ème grève générale en Grèce: Rassemblement de Solidarité à Bruxelles

23 février 2011 12h


Appel de l’Initiative de Solidarité à la Grèce qui Résiste à un rassemblement protestataire devant la Représentation permanente de la Grèce auprès de l’Union Européenne,

Rue Jacques de Lalaing 19-21, Bruxelles 1040


Grève Générale en Grèce: la résistance continue


La grève générale en
Grèce le 23 février devrait être une de plus massives parmi les neuf grèves générales depuis février 2010. C’est un appel à la lutte pour tous les travailleurs, tous les peuples européens. Car la situation en Grèce est le miroir de l'avenir de toute l'Europe.

Aujourd’hui il est clair que l’idée que les réductions salariales ne toucheraient que le secteur public trop ‘privilégié’, lancée que pour diviser la société grecque, n’est en réalité qu’un mensonge; le secteur privé a aussi été fortement touché. Les salaires moyens se sont effondrés de 25 à 30% depuis 2010. Une des dernières mesures gouvernementales donne un coup fatal aux conventions collectives sectorielles en laissant la négociation des salaires et conditions à la discrétion de chaque entreprise.

Dans certaines entreprises, des conventions comprenant un salaire de 640 Euros au lieu de 739,56 prévus par la convention collective nationale ont été déjà autorisées. Selon une recherche récente de l’Université d’Athènes et des syndicats grecs, 60% des salariés en Grèce vivent au dessous du seuil de pauvreté.

Les revenus des indépendants et des petites entreprises s’effondrent aussi. Car, malgré les 98 milliards Euros que les banques grecques ont reçus de l’Etat et les 95 milliards qu’elles ont empruntés à la Banque Centrale Européenne, elles refusent de fournir des crédits au marché. Entretemps les profits des banques et des grands groupes industriels explosent. Les privatisations rampantes touchent les services ferroviaires, les ports, et même les plages –tout est à vendre à trois sous. L’Etat vend tout afin de rembourser ses créanciers, et les acheteurs sont ces mêmes créanciers qui gagnent alors sur tous les tableaux.

L'Irlande a déjà pris le même chemin. L'Espagne et le Portugal seraient les prochains pays à subir le même sort que la Grèce. Si la nouvelle architecture économique proposée par la Commission Européenne, la France et l’Allemagne est adoptée, il en sera de même pour tous les Etats membres de l’Union Européenne. La Grèce n’est que le premier exemple de mise en pratique du nouveau modèle économique et social européen. Ce modèle a été initié cette année, lors du lancement de la nouvelle gouvernance économique de l’UE qui compte introduire le FMI dans la vie économique européenne de façon permanente et qui veut imposer des logiques de gestion propres à la Commission Européenne, pires que celles du FMI, qui vont se pérenniser via l’introduction imminente du ‘mécanisme de stabilité’ dans le Traité de Lisbonne. Par ailleurs, le « Pacte de compétitivité » lancé par Sarkozy - Merkel abolira l’indexation automatique des salaires dans toute l’Europe.

Toute cette nouvelle structure de gouvernance et de politique économique met en œuvre les propositions des organisations patronales européennes (Table Ronde des Industriels, Business Europe etc.). La ‘dialogue social européen’ qui n’a jamais fonctionné se prouve illusoire. Le point de vue des syndicats, des travailleurs, des petites entreprises et des indépendants sont négligés. Les travailleurs ne sont pour les gouvernants européens que des charges, tout comme les chômeurs et les retraités.

Ce nouveau modèle de gouvernance ne vise ni plus ni moins que l’abolition de la souveraineté du peuple qui est le pilier central de la démocratie. Selon lui, les programmes économiques de tous les gouvernements seront décidés par des eurocrates influencés par les lobbyistes du patronat. Les parlements et la société civile de chaque pays n’auront à dire que ‘oui’ ou ‘non’ à un programme économique sous la menace de sanctions de la part de l’UE.

Le gouvernement en affaire courante de la Belgique, sans mandat populaire, n’a aucune légitimité pour voter des mesures de réforme économique. Néanmoins, il s’engage avec les millions d’Euro du contribuable à participer au ‘mécanisme de stabilité’ européen et il soutient des réformes européennes qui lui retirent sa souveraineté fiscale et budgétaire et qui vont interdire l’indexation des salaires en Belgique. Quel gouvernement belge s'engagerait sur le ‘Pacte de la compétitivité’ au Sommet européen du 24 mars?


En Grèce, l'austérité était sensée résoudre le problème de la dette nationale mais au contraire la dette augmente. Les travailleurs ne sont pas prêts à accepter tous cela, les grèves successives en sont un signe. Elles sont accompagnées d’actes de désobéissance civile qui ont pris des dimensions extraordinaires. Avec les actions issues du mouvement ‘Faut pas payer!’, les citoyens protestent contre la multiplication du nombre et du prix des péages, qui sont maintenant privatisés dans leur quasi-totalité, en refusant de payer ou résistent aux nouvelles augmentations du prix des transports publics. Le gouvernement réagit en votant des lois pour rendre criminels de tels actes.


Contre la résistance populaire la seule arme du gouvernement est la répression farouche. A Keratéa, un village d’Attique, le gouvernement veut imposer l'installation d'une déchèterie en dépit d’une décision de la justice grecque. Maintenant le village se trouve littéralement assiégé par des CRS, qui demeurent illégalement sur place pour protéger les machines du constructeur (J&P Avax) qui veut poursuivre les travaux coûte que coûte. Les CRS attaquent les habitants, criant 'Alexis, Alexis', faisant allusion au garçon tué en décembre 2008 par la police, et les menaçant du même sort.


La répression se durcit partout en Europe ; mais le mouvement étudiant britannique, le mouvement contre la reforme des retraites en France, le mouvement syndical en Roumanie, le mouvement contre la séparation de la Belgique ne sont que les premiers signes d'une prise de conscience populaire paneuropéenne : « l'avenir est à nous et pas aux banquiers et aux industriels ».

Des alternatives existent et passent par :

- Un front commun des travailleurs et des peuples européens contre les politiques antisociales et antidémocratiques de l’UE sous les ordres du patronat, des banques et des gouvernements créanciers

- Des commissions d'audit de la dette publique partout. Les contribuables ne doivent pas payer pour des accords illégitimes entre des gouvernements néolibéraux et les banques

- La souveraineté populaire sur la monnaie, le système banquier et l’économie en général

PEOPLES OF EUROPE RISE UP


Sunday, February 13, 2011

La Conférence "De la Grèce et l'Irlande en Amérique Latine: mouvements et alternatives au capitalisme"



La Conférence a eu lieu le 4 février à l'Espace Marx et a été un succès. Plus de 130 personnes ont assisté, ont écouté les 7 intervénants et certains d'entre eux ont aussi intervenu pendant les sessions q&a.

Au premier cycle M. Henri Houben a analysé la crise en donnant des chiffres et des explications; M. Pedro Paez a partagé avec nous l'expérience de l'Equateur et M. Pascal Franchet a présenté l'initiative de l'annulation de la dette: un appel rélatif a déjà été lancé pour la Grèce.

Au deuxième cycle, Mme Catherine Lebrun a fait un topo de la situation du mouvement en France, M. Brian Carty a présenté la situation actuelle en Irlande et Mrss. Golemis et Markou ont donné leurs opinions sur la crise en Grèce, le mouvement et les alternatives d'exode.

Ci dessous, vous pouvez voir quelques photos. Bientôt nous allons télécharger aussi la vidéo de la conférence.

Bien entendu, le concert de DF à la fin a été un grand succès. Nous remercions tous les participants très cordialement.




Sunday, January 23, 2011

Conférence, 4 février 2011





Quoi: De la Grèce et l'Irlande en Amérique Latine: mouvements et alternatives au capitalisme

Quand: vendredi 4 février à 18h00

Ou: Espace Marx, rue Rouppe 4, 1000 Bruxelles

Qui: Pedro Paez, ex Ministre de l'Economie de l'Equateur et co.ordinateur de la Banque du Sud
Henri Houben, Attac Bruxelles
Pascal Franchet, CADTM France
Brian Carty, Sinn Fein, Irlande
Haris Golemis, Institut Nikos Poulantzas, Grèce
Catherine Lebrun, Secrétariat National de Solidaires, France
Kostas Markou, Hebdomadaire anticapitaliste "Prin"

Et après? Concert avec Delirium Framboise


Venez nombreux!

=============================

What: From Greece and Ireland to Latin America: mouvment and alternatives to capitalism

When: Friday 4 Feb. at 18h00

Where: Espace Marx, rue Rouppe 4, 1000 Brussels

Who: Pedro Paez, ex Minister for Economy of Equador and co-ordinator of the Bank of South
Henri Houben, Attac Brussels
Pascal Franchet, CADTM France
Brian Carty, Sinn Fein, Ireland
Haris Golemis, Institute Nikos Poulantzas, Greece
Catherine Lebrun, Secrétariat National de Solidaires, France
Kostas Markou, Anticapitalist weekly "Prin"

And then? Delirium Framboise in concert!

Come along!

Monday, September 27, 2010

H πρωτοβουλία πάει Ευρωπορεία

Gare du Midi, 29/09 12.30


On vivra plus mal que nos parents... Merci à l’Union Européenne et au FMI !

L’Initiative de Solidarité à la Grèce qui résiste est animée par de jeunes Grecs habitant à Bruxelles et d’autres personnes solidaires au peuple grec.

Six mois après le lancement des premières mesures d’austérité en Grèce, on voit déjà les premiers résultats catastrophiques: explosion du chômage, augmentation de la pauvreté et manque total de perspective de relance.

Le programme UE-FMI pour la Grèce est le modèle-type de toute opération de «sauvetage» en Europe. Ceci signifie des profits pour les grosses banques et entreprises nationales et européennes et un véritable carnage social pour les autres.
Nous participons à l’Euro-manif du 29 septembre avec les propositions suivantes que nous jugeons essentiels pour la contre-attaque sociale :

- Des banques publiques sous contrôle démocratique
- Plus de services publics
- Santé et Education publiques, de qualité et gratuites
- Renforcement des droits des travailleurs
- Stop au colonialisme du ‘centre’ contre la ‘péripherie’ de l’UE
- Priorité au bien-être de la grande majorité des citoyens et non pas à l’Euro

Wednesday, September 22, 2010

Euro-demonstration 29 September 2010


Euro-manifestation 29 septembre 2010 : « Non à l’austérité. Priorité à l’emploi et à la croissance ! »

La Confédération européenne des syndicats organise une Journée d’action européenne le 29 septembre prochain. Cette journée d’action fait suite à une décision du comité exécutif de la CES des 1er et 2 juin. Elle sera composée d’une Euro-manifestation à Bruxelles et d’actions syndicales dans les différents pays européens. Les syndicats européens manifesteront contre les mesures d’austérité récemment adoptées par de nombreux pays européens et pour demander des plans de relance en faveur des emplois de qualité et de la croissance.

-----------------------------------------------------

Euro-demonstration 29 September 2010 : "No to austerity – Priority for jobs and growth! "

The European Trade Union Confederation is staging a European Day of Action on 29 September next. This Day of Action follows a decision by the ETUC Executive Committee on 1 and 2 June. It will be made up of a Euro-demonstration in Brussels and trade union actions in the various European countries. The European trade unions will be demonstrating against the austerity measures adopted recently by many European countries, and to demand recovery plans in favour of quality jobs and growth.



Qu’est ce qui se passe vraiment en Grèce?

Et pourquoi faut-il arrêter la propagation de “solutions” similaires à d'autres pays?

Un groupe de gens ayant vécu en Grèce et en Belgique raconte :

Détruire les mythes

Mythe n° 1: La crise de la dette grecque a éclaté à cause du secteur public pléthorique

La crise de la dette grecque est souvent attribuée à son secteur public qualifié de “pléthorique”. Mais le taux de dépenses publiques en pourcentage du PNB place la Grèce en dessous de la moyenne de la zone euro, les chiffres correspondants de l’Allemagne et de la Belgique étant beaucoup plus élevés[1]. Entre 2002 et 2006 les dépenses publiques ont chuté, et n’ont augmenté que lors de la période de récession globale, et en grand parti "grâce" aux sauvetages des banques.

Une grande partie de la presse financière a également accusé le taux de dépenses "excessif" consacré aux salaires des fonctionnaires, en pourcentage du PNB, pour la crise. Cette figure a diminué de 11% en 1995 à un peu plus que 10% en 2008 dans la zone euro, alors qu'en Grèce elle a grimpé de 10% à un peu plus de 11%[2]. Il est évident qu'une augmentation si faible ne saurait justifier le déficit existant.

Les dépenses publiques irrationnelles pour les armements ont toujours existé, et pour cette raison elles ne peuvent pas être tenues responsables de la crise du déficit public; toutefois, elles constituent un facteur aggravant pour les finances du pays. Certains politiciens allemands et autres, qui se plaignent de "l'excès de solidarité envers la Grèce" font semblant d'oublier le point que leurs propres pays sont dépendants des dépenses militaires grecs pour faire (sur)vivre leurs industries militaires.

L'origine principale du déficit actuel ne se trouve pas dans l'excès de dépenses, mais plutôt dans l'incapacité de l'Etat à générer des revenus fiscaux[3]. La réduction des taux des impôts appliqués aux entreprises et l'évasion fiscale des grandes compagnies et des grandes fortunes ont amené le déficit grec à son record présent: il est estimé que €20 milliards sont toujours dus à l'Etat grec par pas plus que 8.000 personnes et entreprises, ayant commis des fraudes fiscales avérées[4]. Ce montant équivaut au double du montant du déficit que la Grèce a dû refinancer le 19 mai.

Les faiblesses structurelles de l'économie grecque l'ont transformée en proie pour les spéculateurs. Mais à qui la faute pour ces faiblesses? Les régimes d'austérité qui se pérennisent pendant les dernières décennies, et qui sont également liées à l'agenda européen de libéralisation ainsi que l'entrée du pays à la zone euro, ont conduit à une croissance économique de court terme, plutôt qu'à un développement réel. Cette "croissance" a été fondée sur des secteurs sans perspective à long terme, comme le transport de commodités et la vente de biens publics, au profit d’une petite élite grecque. L’opacité des rapports présentés par le gouvernement grec y a aussi contribué. Mais le gouvernement grec n’est pas le seul coupable dans l’affaire : ils ont eu pour complices des banques mondiales comme Goldman Sachs, qui était embauchée par le gouvernement grec en tant que consultant, et qui fait maintenant l’objet de poursuites judiciaires aux Etats-Unis. Eurostat s’est montré assez inefficace dans son évaluation des données fournies par la Grèce et les autres gouvernements de l’Union Européenne ont préféré ignorer les preuves de falsification, puisque ça ne servait pas leurs intérêts d’ouvrir ce dossier avant qu’il ne soit trop tard pour éviter la catastrophe[5].

La crise du déficit grec n’a atteint son pique qu’au moment ou les spéculateurs ont choisi la Grèce comme cible intermédiaire pour s’attaquer a l’euro. La spéculation financière a fait exploser le cout du crédit et a rendu le cout de refinancement du déficit insoutenable. En effet, la taille absolue de la dette grecque est limitée (comparée, par exemple, à celle de l’Italie), et ce qui la rend facile à manipuler. De plus le choix de la Grèce en tant que cible pour cette attaque était juste une question de conjoncture. Les bonds grecs allaient expirer avant ceux du Portugal. Il faut également noter qu’on trouve parmi les spéculateurs des grandes banques françaises et allemandes, détenteurs de la plus grande partie de la dette grecque[6]. Deutsche Bank a constamment publié des scénarios catastrophiques concernant la situation de l’économie grecque depuis le début de l’année et a fait du lobbying pour continuer la spéculation a travers les Credit Default Swaps[7]. Plusieurs Etats de l’UE ont fermé les yeux devant cette spéculation, qui pourrait bien avoir servit les intérêts de leurs grands exportateurs. Pour l’Allemagne, comme pour tous les pays de la zone euro, le cout du crédit a diminué suite a la crise de la dette grecque, et l’euro moins fort a poussé à la hausse les exportations allemandes, ouvrant ainsi à l’économie allemande une voie de sortie de sa pire récession des 40 dernières années. Le Premier Ministre italien Silvio Berlusconi a récemment déclaré qu’il ne s’inquiète pas de la chute de l’euro car ‘c’est bien pour les exportations italiennes’. Le Ministre français des Finances a déclaré que l’Etat français va même tirer du profit de la dette grecque[8]; cela ne ressemble pas à un grand défilé de solidarité à un pays de la zone euro qui s’est trouvé au milieu du cyclone.