Showing posts with label police violence. Show all posts
Showing posts with label police violence. Show all posts

Wednesday, January 9, 2013

Squats en Grèce attaqués

Villa Amalias est un squat historique qui existait depuis 22 ans au centre d'Athènes, un espace culturel fort politisé avec des projections, des pièces de théatre, des debats . Récemment il s'est érigé en pôle de résistance face aux bandes neo-Nazis de l'Aube Dorée qui contrôlent pas mal des quartiers voisins et à la montée de la criminalité qu'ils entrainent. Afin de débarasser les fascistes de cet incovénient, le gouvernement complice a envoyé sa police le 20 décembre 2012 pour évacuer les lieux et arrêter toute personne présente , avec le feu vert du maire d'Athènes. En même temps, une propagande médiatique orchestrée présente Villa Amalias comme un lieu de production de cocktail molotof, et ses résidents comme criminels.

Ce matin, un groupe a essayé de re-occuper le bâtiment, mais la police
les a évacué à nouveau, et arrêté 150 personnes. Signez la petition en solidarité!

Il y a eu 92 arrestations. Quelques heures plus tard un autre squat au centre d'Athènes (squat Skaramaga) a été attaqué par la police et évacué. Huit militants ont été arrêtés.

Des assemblées et des manifestations de solidarité ont eu lieu à Athènes et dans d'autres villes de la Grèce. Une manifestation à Thessalonique a été attaquée par la police tard dans la soirée. 

Ci dessous une vidéo de l'invasion de la police à Villa Amalias:


Tuesday, December 18, 2012

En Grèce les fascistes continuent leur déferlante sous le regard complaisant des pouvoirs publics

Deux parlementaires de Syriza ont été victimes hier d'attaques lors de match de football, l'un par desmembres d'Aube Dorée, l'autre par les CRS (après avoir montré sa carte de Membre du Parlement Grec).

Ci- dessous une video où l'un des deux, D. Stratoulis, explique que pendant la mi-temps, en dehors du stade, deux fascistes d'Aube Dorée ont commencé à le tabasser en lui criant "On va te tuer sur place!". D'autres spectateurs l'ont finalement sauvé. Lors de cet entretien à la télé, les journaliste parle de 'jeunes', ce qui oblige Stratoulis à insister sur le fait qu'ils ont declaré être membres d'Aube Dorée. Et quand il dit qu'il faudra mettre fin à l'impunité de ce groupe criminel, le présentateur dit 'bon, vous avez le pouvoir politique, et vous pouvez prendre des mesures (!!!!)''.

Bien sûr la gauche n'est pas au gouvernement en Grèce. Mais les médias grecs sont tellement habitués à accuser la gauche de 'violence' et d' 'extremisme', et à présenter le gouvernement de coalition comme 'responsable', qu'ils ont du mal à signaler la moindre défaillance dans le campgouvernemental pour les crimes neonazis qui fleurissent sous son regard passif, voire approbateur...
A noter aussi qu'Aube Dorée a porté plainte contre le député de Syriza, Nikos Stratoulis.

Thursday, November 8, 2012

Le 7 novembre en Grèce

FR (EN below)


Une fois que les discussions sur le projet de loi pour les nouvelles méseures d'austérité (Memorandum III) ont commencé au Parlement grec, le matin du 7 novembre, Syriza et les Grecs Indépendants ont déposé une objection sur la compatibilité du projet avec la Constitution. Selon les rapporteurs des deux partis, les paragraphes concernant les coupes des salaires et des pensions étaient anti-constitutionelles, ainsi que la proécdure d'urgence par laquelle le projet a été déposé au Parlement, puisqu'elle ne laisse que 10 heures de discussion, même si plusieurs membres du Parlement n'avaient reçu le texte que le matin même.

Le Président du Parlement, M. Evangelos Meîmarakis, a demandé aux députés présents à ce moment là de se lever s'ils étaient d'accord avec l'objection. Selon son jugement, ceux en faveur étaient moins nombreux et donc il a réjeté l'objection. Les députés de Syriza et des Grecs Indépendants ont fortement protestés en insistant que l'objection avait été approuvée. Ils ont alors demandé un vote nominatif, ce qui a été accepté par le Président. Pourtant ce dernier a arrêté la procédure pour 30 minutes, "en accord avec le réglement", comme il a cité. Sauf que le réglement du Parlement ne permet que 10 minutes de pause.

Une heure et 15 minutes plus tard (peut-être plus), la session a recommencé et le vote nominatif a commencé. Il a y eu beaucoup de tensions, parce qu'il était évident que les trois partis de la coalition gouvernementale avaient besoin de ce retard, afin de rassembler pour le vote leurs membres absents.

Alexis Tsipras a qualifié la procédure suivie "dégénerescence du Parlement" et Syriza a enlevé l'objection d'anticonstitutionalité. Tsipras a également cité que "la démocratie parlementaire et les institutions sont en train de se dégrader. Un projet de loi qui remmenera le pays à une récession encore plus longue est déposé au Parlement en forme d'un seul article et avec la procédure d'urgence: ceci n'honore pas le Parlement". Il a aussi dit que lors du vote antérieur sur l'objection d'anticonstitutionalité, il était évident qu'une majorité large des députés étaient debout et donc ont approuvé l'objection. Il a accusé le Président du Parlement d'avoir fait exprès de calculer faux.



Les partis de la coalition gouvernementale ont accusé Syriza d'agir dans le but de créer des impressions.

Lors du vote nominatif, le Memorandum a été jugé compatible avec la Constitution avec 170 voix pour, 47 contre. Syriza avait quitté la salle.

A noter que la Cour Suprême a jugé les coupes sur les salaires des juges comme anticontistitutionelles, tandis que la Cour de Comptes s'est prononcée contre les coupes additionelles sur les pensions.

***

Monday, October 22, 2012

La fôret de Skouries devenu un champ de bataille

La forêt de Skouries, qui se trouve dans le nord de la Grèce, à la région de Chalkidiki, est devenu un champ de bataille dimanche soir, quand des manifestants locaux ont affronté la police. Presque 2000 manifestants ont marché en paix vers le site de la compagnie Eldorado. Ils protestent contre l'abattage d'une forêt entière, pour permettre à la minière canadienne de poursuivre l'extraction d'or, malgré le coût environnemental et humain néfaste de celle-ci, comme indiqué par plusieurs études d'impact. Encore une fois, le gouvernement soutient le pillage des ressources naturelles afin de satisfaire des compagnies grecques proches des partis gouvernementaux (Mpompolas) et leur complices internationaux (El Dorado), en livrant l'environnement et la santé des cioyens Grecs aux chasseurs de profit, et en mettant à la disposition de ces derniers la police grecque. La manifestation du dimanche dernier s'inscrit dans une série de mobilisations lors des derniers mois, qui ont été supprimées de façon violente par la police, qui a fait usage même de balles plastiques à d'autres occasions. Cette fois-ci les forces anti-émeutes avaient bloqué le passage à l'entrée du site et ont fait une utilisation sans mesure de lacrymogènes pour disperser la foule.
 

Friday, October 12, 2012

Soutenez les activistes antifascistes torturés par la police en Grèce

Dimanche 30 septembre, suite à un appel ouvert, une manifestation antifasciste à moto a été réalisée au centre-ville d’Athènes. La manifestation a commencé au quartier d‘Exarcheia.

Cette manifestation serait la réponse aux pogroms fascistes et aux attaques contre des immigrants, qui ont lieu dans plusieurs quartiers d’Athènes, mais aussi ailleurs en Grèce, par des groupes fascistes, déguisés (ou pas) en « comités d’habitants ou de commerçants », dans une impunité totale de la part de la police ou même parfois avec son appui passif. Des liens dangereux entre l’Aube Dorée et la police ont été temoignés maintes fois. Par exemple, des avocats qui portaient plainte de la part d'immigrés-victimes de crime raciste ont été harcelés par des groupes fascistes, qui étaient prévenus, par la police même semble-t-il, de la présence des avocats aux commissariats.

Cette fois-ci, après un premier affrontement des antifascistes avec un groupe de fascistes, la police à moto (dite 'group D') a poursuivi la manifestation. Enfin, 15 militants antifascistes ont été arrêtés ; lors de leur arrestation ils ont été battus sur plusieurs parties du corps : la tête, les bras, les jambes, et un manifestant a aussi subi un choc électrique avec un « taser ».

Les militants arrêtés ont été emmenés au Quartier Général de la Police, où tout au long de la nuit, ils ont été battus, tirés par les cheveux, brûlés, photographiés et filmés par les agents de police qui les surveillaient, et menacés avec une diffusion de leurs données personnelles à l'Aube Dorée. « On vous connaît maintenant, on va vous tuer, comme on a fait avec vos grands-pères pendant la guerre civile ». En plus de ce terrorisme, les militants arrêtés n’ont pas eu le droit de boire de l’eau, ni contacter leurs avocats ni avoir accès à des soins médicaux (alors que certains étaient gravement blessés), pendant 19 heures.

Le lendemain, ils ont été emmenés au Tribunal. Pendant qu’ils se trouvaient dans le Tribunal pour être interrogés, la police a lancé une attaque contre leurs camarades qui étaient ressemblés en solidarité devant le Tribunal ; plusieurs ont été battus, 25 ont été détenus. Les 25 ont été emmenés aussi au Quartier Général de la Police, où ils étaient victimes de la même sorte de terrorisme, obligés de rester nus et de subir des contrôles humiliants, et finalement détenus, de façon vindicative, leur détention pour encore trois jours. Les premiers 15 arrêtés ont été détenus pour encore quatre jours.

Ils sont tous été emmenés au QG, dans une section surchargée (elle est désignée pour 30 personnes, et en ce moment il y en a 80, qui essaient d’y survivre dans de conditions pitoyables).

De faux témoins ont été utilisés (ex. un 'témoin' avait dit le soir même qu'il n'a pas vu des visages, et le matin il a reconnus 4 personnes). Le procureur public, organe du gouvernement, a été tout au long de la procédure complètement aligné avec la police, et a insisté que les 4 soi-disant 'reconnus' parmi les 15 soient mis en prison. Mais les juges ont pris une décision différente, et ont laissé libres tous les 15 arrêtés, 5 jours après leur arrestation. En revanche, la somme de 45000 euros  (3000 euros par personne) leur a été imposée comme garantie. L'Initiative a déjà collecté 70 euros lors de la manifestation de solidarité avec le peuple grec à Bruxelles, le 9 octobre, et va encore collecter des fonds pour les envoyer avant lundi prochain (15 octobre). Ceux qui voudraient faire un virement par carte bancaire pour soutenir les 15, peuvent le faire ici .

Le porte-parole de la police a refusé qu'il y a eu des violences de la part de la police contre les 15. Il devrait être rappelé ici que la police grecque a une longue histoire de violences et d'impunition.

Dans le cadre actuel de la crise financière, où des grandes parties du peuple grec sont jetées dans la pauvreté et la misère, l'Etat soutient de façon plus ou moins ouverte le cannibalisme social et le fascisme incarné par les troupes criminelles de l'Aube Dorée. Le besoin pour un front antifasciste réunissant toutes les forces de la gauche est urgent, qui puisse affronter efficacement l'invasion fasciste et promouvoir la perspective d'une autre société solidaire face à la peur et la haine prêchées par l'Aube Dorée.

Initiative de Solidarité avec la Grèce qui résiste

Ci-dessous, l'article du journal britannique The Guardian sur ce sujet, apparu le mardi 9 octobre, traduit en français:

==============================

Thursday, October 11, 2012

Action de solidarité avec le peuple grec le 9/10, jour de la visite de A.Merkel à Athènes




Une soixantaine de manifestants, membres de l'Initiative, des camarades Belges mais aussi une grande délégation du groupe unifié de la gauche dans le parlement européen (GUE/NGL) se sont rassemblés devant l'ambassade de la Grèce, pour exprimer leur solidarité au peuple grec, en lutte depuis plus que deux ans contre les politiques barbares de l'austérité. Le jour même, des milliers de Grecs sont descendus dans les rues pour protester contre la visite de la chancelière allemande Angela Merkel à Athènes, et les mesures draconiennes antidémocratiques prises par la police pour assurer le 'calme' dans la capitale. 




Angela Merkel a décidé de visiter la Grèce dans un climat social très tendu à cause des politiques austéritaires qui ont mis aux genoux les travailleurs en Grèce.  Elle est venu encourager  le gouvernement grec qui  tremble devant l'expression quotidienne de la colère du peuple contre le nouveau plan des coups budgétaires de 13 milliards d'euros qui va laisser encore plus grandes masses de Grecs dans la pauvreté absolue. La semaine passée des ouvriers de chantier naval qui n'ont pas reçu de salaires depuis 6 mois et des antifascistes ont été arrêtés et maltraités voire torturés par la police. Toutes les organisations du mouvement populaire en Grèce ont appelé à la manifestation lors de la visite de Mme Merkel. Mais la police grecque a interdit tout rassemblement dans une grande partie du centre d'Athènes. En vue de ces faits, l'Initiative a décidé d'appeler à une manifestation de protestation contre la dérive anti-démocratique du gouvernement, et en solidarité avec le peuple grec dans les rues.



Lors du rassemblement ont pris la parole, après l'Initiative, les eurodéputés Nikos Chountis (Syriza), Marisa Matias et Alda Sousa (Bloco de Esquerda, Portugal), ainsi que des représentants de Die Linke et du Socialist Party irlandais, suivis par des militants Belges.

Friday, July 20, 2012

Police violence in Greece: not just "isolated incidents"


Human rights violations by Greek law enforcement officials include the use of excessive force against largely peaceful protesters and the ill-treatment of individuals during detention. The authorities consider such violence to be “isolated incidents”. However, the Greek authorities must acknowledge the extent of these violations and take measures to address the systemic problems which contribute to such abuses. Until these problems are tackled impunity will continue to prevail and the vicious circle of such abuses will not be broken.

You can download the Amnesty International report here and the press release "Greece: New government should address police violence" here.