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Friday, September 28, 2012

Catastroika à Radio Panik: entretien avec Aris Chatzistefanou et Flora Papadede


Jeudi 27 septembre une émission sur Radio Panik a été consacrée à la tournée belge du film Catastroika avec le co-réalisateur de Catastroika Aris Chatzistefanou et la syndicaliste du secteur de l'enérgie Flora Papadede ainsi qu'avec des membres de ZinTV et de l'Initiative de Solidarité avec la Grèce qui résiste. 

Merci à Patrick et Lièvin de Radio Panik pour leur hospitalité radiophonique! 

Vous pouvez écouter l'émission ici ou ici.

Thursday, September 20, 2012

Laurie Penny: Ce n’est pas de la rhétorique d'établir un parallèle avec le nazisme


Des vrais fascistes en vrais t-shirts noirs brandissent des swastikas
et assassinent des minorités ethniques à Athènes

L'article suivant a paru au journal britannique "The Independent", le 20 août. Le texte original en anglais est disponible ici et une traduction en NL ici.

 « Après les immigrés, vous êtes les prochains ». C'est le slogan écrit sur des tracts apparus fin août dans le quartier gay d'Athènes. Pendant que la violence contre les immigrés monte en Grèce, les supporteurs du parti de l’extrême droite « Aube Dorée » ont commencé à lancé des attaques haineuses contre les homosexuels et les handicapés. Ces fascistes marchent en t-shirts noirs à Athènes, en terrorisant les  minorités ethniques et sexuelles, en brandissant des insignes qui ressemblant à des swastikas, et en déclarant leur mépris à l’égard des procédures politiques. Et pourtant, en Europe, ils sont toujours traités comme un simple symptôme de la crise économique grecque.
Auparavant, les voyous de l’extrême droite ne sortaient qu’en nuit pour attaquer les immigrés. Maintenant, ils font ça à la lumière du jour, sans avoir peur des conséquences, puisqu'il n'y en a pratiquement pas. Pendant ces dernières semaines, le nombre et la gravité des attaques ont augmenté –le 12 août, un Iraquien de 19 ans a été poignardé à mort par un groupe de motards, quelques quartiers plus loin du Parlement grec - et si les immigrés portent plainte devant la police, ils risquent de se trouver sous arrestation.

Friday, July 20, 2012

Police violence in Greece: not just "isolated incidents"


Human rights violations by Greek law enforcement officials include the use of excessive force against largely peaceful protesters and the ill-treatment of individuals during detention. The authorities consider such violence to be “isolated incidents”. However, the Greek authorities must acknowledge the extent of these violations and take measures to address the systemic problems which contribute to such abuses. Until these problems are tackled impunity will continue to prevail and the vicious circle of such abuses will not be broken.

You can download the Amnesty International report here and the press release "Greece: New government should address police violence" here.

Friday, March 30, 2012

Une même lutte contre le capitalisme en déclin


Par Giorgos ROUSSIS, Professeur à l’Université de sciences politiques (Panteion) d’Athènes.

Ces derniers jours se développe une large vague de solidarité internationale vis-à-vis du peuple grec. Depuis les Mères de la place de Mai en Argentine, les syndicalistes du Mexique, les citoyens des États-Unis et de Russie, jusqu’à ceux de plusieurs villes européennes, nombreux sont ceux qui sentent le besoin d’exprimer leur solidarité à la Grèce et d’affirmer qu’ils sont eux aussi des Grecs. Cette réaction rappelle celle des habitants de Vienne quand ils sont sortis dans les rues portant l’étoile jaune pour montrer qu’ils étaient tous des juifs, et plus récemment le slogan des manifestants antiracistes européens qui criaient : «Nous sommes tous des étrangers».

À part les quelques Quisling (1) qui ont invité le Fonds monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne pour «sauver» notre pays et par la suite se sont soumis à leurs ordres, le reste du peuple grec ne peut que s’émouvoir de telles réactions et ne peut que vouloir remercier vivement tous ceux qui lui manifestent leur solidarité. Il importe toutefois que cette expression de solidarité ne soit pas conçue comme une forme d’aide à quelqu’un qui souffre, comme un sentiment de pitié ou encore comme l’expression de la condamnation de celui – incertain et indéfini — qui fait souffrir les Grecs. Aussi, cette solidarité ne peut être identique à celle exprimée au peuple vietnamien dans les années 1960 ou encore au même peuple grec pendant la dictature militaire de 1967 à 1974. De même, il serait insuffisant de marquer sa solidarité avec le peuple grec d’un point de vue semblable à celui du pasteur Martin Niemöller lorsqu’il invitait les Allemands à être solidaires de ceux qui étaient poursuivis par le régime nazi : « Lorsqu’ils sont venus chercher les communistes / Je me suis tu, je n’étais pas communiste. / Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes / Je me suis tu, je n’étais pas syndicaliste. / Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs / Je me suis tu, je n’étais pas juif. / Ensuite ils vinrent prendre les catholiques et je ne dis rien parce que j’étais protestant / Puis ils sont venus me chercher / Et il ne restait plus personne pour protester. »

Tuesday, February 28, 2012

Des reclassements en Grèce pour les licenciés


La compagnie charter Air Méditerranée, qui va licencier 85 salariés, a proposé à une trentaine de ses pilotes et hôtesses basés en France d’être reclassés dans sa filiale en Grèce, avec un salaire réduit de 30% en moyenne.


LE DÉLÉGUÉ SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne) d’Air Méditerranée, Denis Roumier, dénonce ces mesures en affirmant que les salariés d’Air Méditerranée sont déjà les moins bien payés des compagnies françaises.
D’après lui, une hôtesse ou un steward gagnant le SMIC en France se voient proposer un salaire mensuel de 900 euros à Athènes et un commandant de bord payé 6.000 euros empocherait 3.700 euros en Grèce. Ces salariés continueraient cependant d’assurer les mêmes vols au départ de la France.
«On en arrive à des aberrations, dénonce Denis Roumier, un équipage grec a récemment assuré un Marseille-Bastia pour le compte d’Air Corsica, une ligne subventionnée par l’Etat».
C’est la première compagnie française à délocaliser ainsi des avions dans un pays de l’Union européenne pour bénéficier d’une main d’oeuvre à bas coût, note le président du SNPL, Yves Deshayes, qui redoute que cette pratique ne s’étende à d’autres compagnies.
Fin 2011, la direction d’Air Méditerranée a annoncé le licenciement de 85 employés. Pour expliquer cette stratégie, le PDG invoque auprès du personnel la nécessité de réduire ses coûts opérationnels pour faire face à la concurrence de compagnies d’Europe de l’est qui tirent les prix vers le bas.

Vidéo de la soirée de solidarité et podcast d'un entretien chez Radio Panik


action de solidarité à la Grèce qui résiste from zin tv on Vimeo.


Vidéo de la soirée de solidarité aux grévistes des Aciéries grecques par ZinnTV.


Par ailleurs, l'Initiative de Solidarité à la Grèce a été invtée par Radio Panik à une discussion que vous pouvez écouter ici.


SAUVONS LE PEUPLE GREC DE SES SAUVEURS!


par Jacques Ranciere, Jean-Luc Nancy, Claire Denis, Alain Badiou, Jean-Christophe Bailly, Étienne Balibar, Avital Ronell [source]
Au moment où un jeune Grec sur deux est au chômage, où 25 000 SDF errent dans les rues d’Athènes, où 30% de la population est tombée sous le seuil de pauvreté, où des milliers de familles sont obligées de placer leurs enfants pour qu’ils ne crèvent pas de faim et de froid, où nouveaux pauvres et réfugiés se disputent les poubelles dans les décharges publiques, les «sauveurs» de la Grèce, sous prétexte que les Grecs «ne font pas assez d’efforts», imposent un nouveau plan d’aide qui double la dose létale administrée. Un plan qui abolit le droit du travail, et qui réduit les pauvres à l’extrême misère, tout en faisant disparaître du tableau les classes moyennes.
Le but ne saurait être le «sauvetage» de la Grèce : sur ce point, tous les économistes dignes de ce nom sont d’accord. Il s’agit de gagner du temps pour sauver les créanciers tout en menant le pays à une faillite différée. Il s’agit surtout de faire de la Grèce le laboratoire d’un changement social qui, dans un deuxième temps, se généralisera à toute l’Europe. Le modèle expérimenté sur les Grecs est celui d’une société sans services publics, où les écoles, les hôpitaux et les dispensaires tombent en ruine, où la santé devient le privilège des riches, où les populations vulnérables sont vouées à une élimination programmée, tandis que ceux qui travaillent encore sont condamnés aux formes extrêmes de la paupérisation et de la précarisation.

Friday, February 17, 2012

La population sort de l'état de choc en Grèce



via


« Dans les rues d'Athènes ont éclaté les pires émeutes et violences policières qu'a connues le pays depuis des années ». « Les émeutiers grecs ont mis le feu à des immeubles et pillé des dizaines de magasins alors qu'ils affrontaient la police dans le centre d'Athènes protestant contre de sévères mesures d'austérité».



Voici quelques échantillons des titres de la grande presse mondiale au sujet des manifestations de dimanche en Grèce, incluant souvent des photos d'immeubles calcinés.

« Je suis vraiment désolé de ce qui s'est produit en Grèce hier » m'ont dit beaucoup d'amis le lundi. Il est sidérant de constater que la grande presse parvient à vous faire ressentir un sentiment de ce type au sujet de la résistance et non des politiques désastreuses qui sont à l'origine de la protestation. Car la véritable nouvelle, c'est que les gens partout en Grèce ont rompu avec la peur et ont manifesté massivement leur détermination à contre-attaquer face à l'austérité imposée par la « troïka » composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI. De toutes les manifestations géantes qui ont eu lieu depuis mai 2010 quand les plans d'ajustement furent introduits pour la première fois, ce fut la plus massive : Des centaines de milliers de personnes ont participé, les lignes de métro étant incapables de faire face.

Thursday, February 16, 2012

Messages de solidarité à la Grèce


MOTION DE SOLIDARITE de la CNE
 Le Comité National de la C.P.N.A.E. (Commission Paritaire nationale auxiliaire des employé-e-s) de la C.N.E. soutient le peuple grec et ses organisations syndicales dans leur lutte contre les plans d'austérité qui leur sont imposés.

L'équilibre des finances publiques sert de prétexte pour imposer un recul social injustifié aux travailleurs.

Cette offensive antisociale est une menace et une provocation de tous les travailleurs européens.

La lutte des travailleurs grecs est aussi la nôtre.


Le Comité C.P.N.A.E. de la C.N.E. (Centrale Nationale des Employés de la C.S.C.)


Personne de contact :
Claude Lambrechts
Secrétaire Nationale CNE
Avenue Robert Schuman 52
1400     NIVELLES
BELGIQUE
Tél. 067 / 88 91 60                                                 


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Madrid, 13 février 2012
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Autres actions de solidarité ici et ici.

Tuesday, February 14, 2012

Mais pourquoi la Grèce ?

Républication d'un article paru au blog du groupe Nouvelles hors les murs ici.
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Petit éventail des idées reçues et quelques brèves réponses, du groupe O de l’A.
  • Parce que la Grèce a un déficit public énorme.
Selon cette idée reçue, l’endettement de la Grèce serait dû à la nécessité de combler le déficit budgétaire créé par le déficit public. Rien de plus faux. Pour la décennie 2000-2009, la Grèce a emprunté la somme globale de 486 milliards d’euros. Pour la même période, elle a payé, au titre du remboursement de la dette publique, la somme de 450 milliards. Sur la totalité de cette somme, seuls 3,1% ont été utilisés pour couvrir le déficit public. Le reste a servi à rembourser la dette. Même en 2009, alors que le déficit public s’est élevé à 17,1 milliards, l’Etat grec a emprunté 85,2 milliards d’euros et n’a utilisé que 20% de ce montant pour éponger le trou dû au déficit public. Autrement dit, les crédits servent à rembourser la dette, et non pas à résorber le déficit.
  • Parce que la Grèce a une dette énorme.
Faux. Plusieurs points : Selon le rapport d’Eurostat publié fin avril 2010, la dette publique de la Grèce s’élevait à 115,1%, alors que celle de l’Italie s’établissait à 115.8%. Malgré ce fait, cette dernière a pu, après la publication de ce rapport, emprunter sur les marchés à des taux plus bas que celui de ses obligations arrivées à échéance, alors que l’Etat grec, ne pouvant plus emprunter sur les marchés à des taux raisonnables, adoptait 2 semaines plus tard, les conditions du mémorandum. Il faudrait, aussi, souligner ceci: s’agissant non pas de la dette publique (des Etats), mais de la dette
extérieure, qui inclue la dette publique, celle des ménages et celle des entreprises, celle de la Grèce est inférieure à la moyenne de celle de la zone euro. Fin 2009, selon un rapport présenté à la Banque of International Settlements par une membre du directoire du service statistique de la BCE, la dette extérieure s’élevait à 172% du PIB pour la Grèce, 191,2% pour la France, 312,3% pour les Pays- Bas, 985,3% pour l’Irlande, 4.326% pour le Luxembourg. Il convient d’ajouter que la Grèce, entre 1992 et 1997, donc avant l’euro, avait une dette publique de l’ordre de 117% avec un déficit de 8%
et un rythme annuel de remboursement supérieur à celui d’aujourd’hui. Pourtant, personne ne parlait de faillite à l’époque. Pour en finir, si le but des mesures d’austérité était de diminuer la dette, comment expliquer le fait que celle-ci ne cesse d’augmenter, et la prime de risque avec, en même temps que la récession qui touche la société grecque s’apparente à celle d’un pays en guerre ?

Tuesday, November 15, 2011

Video report on the 19-20 October General Strike

Watch this great report from the ground on the successful two-day strike of 19 and 20 October. This was also the biggest demonstration in Greece since 1974 with more than 250,000 demonstrators. It contributed perhaps the most in forcing unpopular Papandreou to resign, but it cost the labour movement one dead demonstrator killed in a clash with a group infiltrated by secret police.


Tuesday, October 25, 2011

Greek students protest Trichet in Berlin


On Monday, 24 October, Mr. Jean-Claude Trichet was invited for a speech at Humbolt University in Berlin. Students and members of Real Democracy Now! Berlina/GR welcomed him according to their own plan:







Here's what they said:
Dear Mr Trichet,
We would like to thank you for sharing with us your vision for Europe. In fact, coming from Greece, we think we can already understand it better than many others. And we would like to tell you that the Greek people are also sharing your vision, and that they are going through lots of sacrifices to help you bring it to life. They no longer want to earn decent wages or educate their children. They prefer giving all they have to pay their debts. They have even started selling – at any price – all public property that can be sold for this reason. They are even ready to give their lives for your vision. They no longer need health care. Paying loan interests is much more important. So they shut down hospitals. And they prefer suicide instead. Suicide rate in Greece has increased 40%.
Some would say that the Greeks deserve what came upon them. We couldn’t agree more. That’s why we would like to thank you, for making us pay our debts instead of paying for our own decent survival. We want to assure you, that we’ll keep paying until we starve and our whole economy becomes a ruin. And we thank you from the bottoms of our hearts for your precious help through loans. You have to be sure, that every single dime you give us will come back to you and to the banks you are protecting. In high interest. Because through our sacrifice, we can keep the banks safe and unaccountable. Through our sacrifice, we make your dream of Europe come true

Sunday, June 13, 2010

Προσομοίωση χρεοκοπίας της Ελλάδας από τη Deutsche Bank

Σε προσομοίωση χρεοκοπίας της Ελλάδας προβαίνει η Deutsche Bank,
σύμφωνα με δημοσίευμα των Financial Times Deutschland. Σύμφωνα με την
εφημερίδα, κατά τη διάρκεια παρουσίασης σχετικά με τις επιπτώσεις που
θα είχε για τη γερμανική τράπεζα ενδεχόμενη χρεοκοπία της Ελλάδας, ο
επικεφαλής του τμήματος αντιμετώπισης κρίσεων της τράπεζας Hugo
Bänziger υποστήριξε ότι η Deutsche Bank είναι προετοιμασμένη να
αντιμετωπίσει σε ικανοποιητικό βαθμό ένα τέτοιο ενδεχόμενο, εκτός,
βεβαίως, από την περίπτωση που θα κατέρρεαν οι αγορές και η κρίση
επεκτεινόταν και σε άλλες χώρες. Από την πλευρά του ο Έλληνας
πρωθυπουργός διαψεύδει εκ νέου της φήμες περί χρεοκοπίας της Ελλάδας,
τονίζοντας ότι η χώρα πρέπει να επενδύσει στο ανθρώπινο κεφάλαιο και
στην ύπαρξη κοινωνικού κράτους.

Στο δημοσίευμα των Financial Times Deutschland εκφράζεται επίσης η
απορία για τη χρονική στιγμή που επιλέχθηκε να προβληθεί η εν λόγω
προσομοίωση, ενώ δηλαδή είναι νωπή ακόμη η απόφαση χορήγησης δανείων
ύψους 110 δις. € ακριβώς για αποτραπεί ενδεχόμενη χρεοκοπία της
Ελλάδας.

Η τράπεζα επιμένει σταθερά στη γραμμή του προέδρου της Josef
Ackermann, διατηρώντας τις αμφιβολίες της ως προς τη δημοσιονομική
σταθεροποίηση της χώρας. Από την πλευρά τους, αναλυτές χαρακτηρίζουν
«απροσδόκητη» και «ασυνήθιστη» την κίνηση αυτή, υπογραμμίζοντας ότι
καμιά άλλη ευρωπαϊκή τράπεζα δεν έχει επεξεργαστεί μέχρι τώρα δημοσίως
ένα τέτοιο σενάριο.

Την ίδια ώρα, η Wall Street Journal επικεντρώνεται στην αύξηση των
φημών περί χρεοκοπίας και επιστροφής της Ελλάδας στη δραχμή,
επισημαίνοντας ότι χρειάζεται εξαιρετική προσοχή από τους
ενδιαφερόμενους επενδυτές. Σύμφωνα με την εφημερίδα, μπορεί να
υπάρχουν πολλοί λόγοι για να πωλήσει ή να αγοράσει κανείς ελληνικά
παράγωγα, αλλά η τεχνητή καταστροφολογία δεν αποτελεί έναν από αυτούς.

Η Wall Street Journal αναφέρει επίσης χαρακτηριστικά ότι οι εκπρόσωποι
Τύπου του Έλληνα πρωθυπουργού και του υπουργείου Οικονομικών «έχουν
κουραστεί να εκδίδουν ανακοινώσεις διάψευσης».

«Πολλοί παίκτες στην αγορά γνωρίζουν ότι βρίσκονται σε επικίνδυνα και
αχαρτογράφητα νερά, αναφορικά με τη συνεχή φημολογία που περιβάλλει
την Αθήνα. Κάποιοι υποψιάζονται ότι οι φήμες ξεκινούν από χρηματιστές
που έχουν συμφέρον να προωθήσουν ανάλογες θέσεις. Δυστυχώς όμως, οι
επενδυτές θα συνεχίζουν να συναλλάσσονται βασιζόμενοι σε φήμες που
είτε περιέχουν κάποια αληθινή πτυχή είτε κάποια πτυχή αναστάτωσης που
μπορεί να δημιουργήσει πανικό» υπογραμμίζει η εφημερίδα.

Γ. Παπανδρέου: Η Ελλάδα δεν θα χρεοκοπήσει

Σε συνέντευξή του στην αυστριακή εφημερίδα «Ντερ Στάνταρντ», ο Γιώργος
Παπανδρέου διαβεβαιώνει ότι η Ελλάδα δεν κινδυνεύει πλέον από
χρεοκοπία, ζητώντας παράλληλα από την Ευρώπη να μην προβεί σε
εξοντωτικές οικονομίες, αλλά να επενδύσει για την ανάπτυξή της και,
προκειμένου να αποκτήσει πόρους, να θεσπίσει φόρους χρηματοοικονομικών
συναλλαγών και να προχωρήσει στην έκδοση Ευρωομολόγων.

Αναφερόμενος στην ανάγκη ενίσχυσης της ανταγωνιστικότητας, ο
πρωθυπουργός επισημαίνει πως η Ελλάδα διαθέτει προϊόντα για
εξειδικευμένες αγορές -μπορεί να παίξει σημαντικό ρόλο στον τουρισμό,
στη γεωργία, στον τομέα ανανεώσιμων πηγών ενέργειας- αλλά και με τον
μεγάλο αριθμό άριστα εκπαιδευμένου εργατικού δυναμικού, δυνατότητες
που άφησαν ανεκμετάλλευτες και δεν επένδυσαν σε αυτές, οι προηγούμενες
κυβερνήσεις, προκαλώντας πολλά χρέη χωρίς τη δημιουργία ανταγωνιστικής
οικονομίας.

«Η κυβέρνηση έχει κάνει τα πάντα για να αποτραπεί η απειλή κινδύνου
απώλειας της δουλειάς, της σύνταξής τους και του ευρώ, με την οποία
ζουν εδώ και οκτώ μήνες οι Έλληνες που ταράζονται από φημολογίες και
φόβους» σημειώνει ο Γ. Παπανδρέου και προσθέτει πως «πέρα από τις
μειώσεις στη δημόσια διοίκηση και στα χρέη σε εθνικό επίπεδο, θα
πρέπει να εξεταστούν οι δυνατότητες επενδύσεων από την Ευρώπη και να
αναδειχθεί ο φυσικός πλούτος».

Επισημαίνοντας ότι «χρειαζόμαστε περισσότερη και όχι λιγότερη Ευρώπη»,
ο Έλληνας πρωθυπουργός αναφέρει ότι, κατά τη διάρκεια της κρίσης, η
Ευρώπη αντέδρασε γρήγορα και συνεργάστηκε, «η ιδέα της ευρωπαϊκής
αλληλεγγύης είναι πραγματική και ήταν πολύ βασικό να γίνει αυτό ορατό,
καθώς πολλές διακυμάνσεις οφείλονταν στον ισχυρισμό ότι η Ευρώπη δεν
ήταν ικανή να αντιδράσει».

Απαντώντας σε σχετική ερώτηση, ο κ. Παπανδρέου εκφράζει την άποψη πως
μέσα στους περασμένους μήνες υπήρξε πληθώρα δυσκολιών, αλλά η περίοδος
των αποφάσεων για τη λιτότητα ήταν η σκληρότερη. «Όμως, από την άλλη
πλευρά, ορισμένες φορές απαιτείται η λήψη δύσκολων αποφάσεων»
καταλήγει.

Χθες, Παρασκευή, ο Γιώργος Παπανδρέου διέψευσε και πάλι τις φήμες περί
πτώχευσης. «Ζητάμε τον αναγκαίο σεβασμό και ηρεμία ώστε να κάνουμε την
δουλειά μας κάτω από τις καλύτερες συνθήκες, ώστε οι πολίτες μας να
μην τρομοκρατούνται κάθε μέρα με φήμες για απώλεια των χρημάτων τους,
για επιστροφή στην δραχμή και για έξοδο από την ευρωζώνη. Αυτά είναι
ανοησίες, και ταυτόχρονα είναι επικίνδυνες (πρακτικές) καθώς
υπονομεύουν τις προσπάθειες μας να προχωρήσουμε τις αλλαγές στην χώρα
μας» υπογράμμισε.

Από εδώ.

Thursday, May 20, 2010

Manifestastion de solidarité avec la grève générale en Grèce, Bruxelles 20/05/2010




Plus de photos ici, ici et ici.

Le communiqué de presse

EN below

Manifestation de solidarité avec le peuple grec à Bruxelles

Protestation devant le Conseil et la Commission Européenne, la Représentation Permanente Grecque , la Fédération Européenne des Banquiers et le lobby des produits dérivés

En imposant des mesures d’austérité injustes à plusieurs pays européens, l’UE et le FMI prennent clairement le parti des banquiers qui, même après leurs plantureux bonus de plusieurs milliards d’euros, exigent encore et toujours leur livre de chair. Rappelons aujourd’hui à l’UE et au FMI que l’Europe c’est d’abord des travailleurs et non des banquiers, des spéculateurs ou des escrocs.

Plusieurs actions sont organisées aujourd’hui à Bruxelles et partout en Europe en solidarité avec les travailleurs grecs qui, au travers d’une grève générale, s’élèvent contre des mesures draconiennes sans précédent visant à faire payer à la majorité la crise initiée par une minorité.

La crise a été provoquée par les banques et les fonds spéculatifs, pas par les retraités grecs. Elle a été provoquée par les multinationales, pas par les infirmières portugaises. Elle a été provoquée par les marchés, pas par les étudiants espagnols. L’élite, par des choix conscients, a privilégié une rentabilité à court terme aux dépens de la stabilité du système. 20 Milliards d’euros sont toujours dus à l’état grec par à peine 8,000 personnes et sociétés, reconnues coupables de fraude fiscale.

Les états européens ont rencontré des problèmes de déficit budgétaire parce qu’ils ont renfloué des banques privées, et non parce qu’ils auraient surpayé des travailleurs grecs ou leur auraient accordé trop d’avantages sociaux. Alors qu’elle rentrait dans la crise, la Grèce avait possédait un des systèmes de protection sociale les plus faibles d’Europe. Du prix du pain au loyer, le coût de la vie explose alors que les salaires chutent et les emplois disparaissent. En dépit du cliché largement répandu, le nombre d’heures de travail moyen par salarié en Grèce est parmi les plus élevés d’Europe (données OCDE), alors que les heures supplémentaires restent souvent impayées.

Comme les centaines de milliers de grévistes aujourd’hui en Grèce, nous affirmons que les mesures d’austérité brutales UE/FMI ne sont PAS la solution mais ne feront qu’aggraver la crise ! Réduire les dépenses publiques, remettre en cause les acquis sociaux et appauvrir la majorité, ne peut qu’amplifier le phénomène de récession.

Sacrifier la cohésion sociale à l’appétit des marchés est un crime contre la démocratie . Les peuples grec, portugais ou espagnol n’ont pas fait de tels choix. Il se peut que les marchés le souhaitent ; il se peut même qu’ils l’exigent, mais rappelons nous qu’il n’existe aucun mandat démocratique pour cela.

Déjà, les vautours des marchés tournent au dessus de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie et de l’Irlande. Là comme ailleurs, l’Etat-providence est la cible de soi-disant « réformes nécessaires ». Ces attaques doivent stopper en Grèce avant de s’étendre à toute l’Europe. De Bruxelles à Athènes, nous marchons, protestons et défilons pacifiquement contre les plans UE/FMI. Mais, même si nous marchons en paix, que les marchés et les politiciens ne se méprennent pas : nous sommes en colère, plus en colère encore que ce que nous n’avons jamais été.

- Ne touchez pas aux droits sociaux et au droit du travail !
- Faites payer la crise aux banques !
- Le programme FMI – UE n’est pas la seule option ! C’est un désastre social !
- Endiguez la contagion de « solutions » similaires à d’autres pays !

Declarations d'appui:
Gauche Unitaire Européenne / Nordic Green Left
Oikologoi Prasinoi (Parti Vert Grec)- Michalis Tremopoulos, MEP

Couverture de la manifestation dans la presse:
Belgique
Le Soir
De Wereld Morgen
Brusselnieuws

France
Le Monde

Cuba
Prensa Latina

Grèce
TVXS
Ελευθεροτυπία
Ναυτεμπορική
Καθημερινή
Express
Αδέσμευτος

English text below:

Monday, May 17, 2010

Money as Debt

Links


Two of the participants in the initiative spoke to Radio Panik about Greece, our targets and the demonstration. clic

-Article de Frédéric Lordon paru au Monde diplomatique en mai 2010

Saturday, May 15, 2010

Solidarity in Sweden

Την Πέμπτη 20 Μάη 2010, καλεί το συνδικάτο των οδηγών στο μετρό της Στοκχόλμης, σε διαδήλωση αλληλεγγύης στην εργατική τάξη της Ελλάδας.
Το συνδικάτο καλεί και άλλα συνδικάτα καθώς και ελληνικές οργανώσεις, άλλες μεταναστευτικές και κοινωνικές οργανώσεις να συμμετάσχουν στην διαδήλωση. Η διαδήλωση θα γίνει στις 5 το απόγευμα στο κέντρο της Στοκχόλμης, Sergels Torg και θα γίνει πορεία προς τα γραφεία της Ευρωπαικής Ένωσης και την Ελληνική πρεσβεία.
Την κρίση να πληρώσει το κεφάλαιο και όχι η εργατική τάξη!
Όλοι στην διαδήλωση!


from here

Υπερκέρδη της Deutsche από το ελληνικό δράμα;

Ένας μεγάλος, άλυτος γρίφος παραμένει για τα τραπεζικά στελέχη στην Αθήνα η στάση της πανίσχυρης γερμανικής τράπεζας Deutsche Bank στην ελληνική κρίση, αλλά και στο «δράμα του ευρώ» των τελευταίων μηνών: από τη μια, η τράπεζα εμφανίζεται σε ρόλο «ευεργέτη» της χώρας, ταυτόχρονα, όμως, προκαλούν πολλές συζητήσεις τα τεράστια κέρδη πρώτου τριμήνου που ανακοίνωσε την περασμένη εβδομάδα, τα οποία προήλθαν σχεδόν αποκλειστικά από συναλλαγές επενδυτικής τραπεζικής.
Η τράπεζα που έχει επικριθεί στην επίσημη έκθεση του κοινοβουλίου της Ισλανδίας για το ρόλο της στην πτώχευση της χώρας είναι βέβαιο, σύμφωνα με επίσημα στοιχεία, ότι έχει «πολύ περιορισμένη έκθεση» στην Ελλάδα, με τη μορφή τοποθετήσεων σε κρατικά ομόλογα ή άλλες χρηματοδοτήσεις. Βέβαιο είναι, επίσης, ότι έχει πρωτοστατήσει, μέσω του τμήματος αναλύσεών της, στη δημιουργία του διεθνούς πανικού για την Ελλάδα, αφού οι αναφορές της επί μήνες ήταν από τις πλέον καταστροφολογικές.
Χαρακτηριστικότερη, ίσως, του πνεύματος καταστροφολογίας που επκρατούσε στις αναλύσεις της D.B. στις αρχές του χρόνου, ήταν η ανάλυση που προέβλεπε ότι «εάν η Ελλάδα καταρρεύσει, τότε το πιστωτικό κραχ του 2007-2009 θα είναι το Κεφάλαιο 1 μιας ευρύτερης ανάλυσης, με τίτλο: «Πώς Χρεοκόπησε ο Καπιταλισμός»! Στην ανάλυση αυτή, σύμφωνα με το κείμενο της D.B., το κεφάλαιο 2 θα είχε τίτλο «Θεμελιώδης κρίση των κρατικών ομολόγων  - Ελλάδα», το Κεφάλαιο 3: «Η κατάρρευση της Ελλάδας», το Κεφάλαιο 4: «Η χρεοκοπία Πορτογαλίας και Ισπανίας», το Κεφάλαιο 5: «Εξεγέρσεις στην Ευρώπη», το Κεφάλαιο 6: «Η Ιταλία εκδιώκεται από τη ζώνη του ευρώ», το Κεφάλαιο 7: « Στο ευρώ μόνοι τους Γαλλία και Γερμανία» και τα Κεφάλαιο 8 και 9 « Πολιτική αναταραχή» και «Πόλεμος»!
Βέβαιο είναι, εξάλλου, ότι ο ισχυρός άνδρας της D.B., Γιόζεφ Άκερμαν, επισκέφθηκε σε κρίσιμο χρόνο την Αθήνα, λίγο πριν ληφθούν οι αποφάσεις για το διεθνή μηχανισμό στήριξης, και είχε επαφές με τον Πρωθυπουργό και τον υπουργό Οικονομικών, για το περιεχόμενο των οποίων ελάχιστα έχουν γίνει γνωστά. Ό,τι και αν ειπώθηκε σε αυτές τις συναντήσεις, η συνέχεια είναι γνωστή: η Γερμανία τήρησε τη γνωστή αδιάλλακτη στάση της έναντι της Ελλάδας, οδηγώντας τη χώρα στο χείλος της χρεοκοπίας και την Ευρωζώνη σε πρωτοφανή κρίση.
Στο τελευταίο στάδιο της κρίσης, ο κ. Άκερμαν εμφανίζει… φιλανθρωπικές διαθέσεις έναντι της Ελλάδας, καθώς ήταν ένα από τα μεγάλα αφεντικά του γερμανικού χρηματοοικονομικού συστήματος, που είχαν συνάντηση πρόσφατα με τον υπουργό Οικονομικών Σόιμπλε, στην οποία εκδήλωσαν τη διάθεση προσφοράς τους προς τη χώρα, με ελαφρώς νεφελώδης δεσμεύσεις για βοήθεια, στο πλαίσιο του διεθνούς προγράμματος στήριξης.
Όμως, αυτό που σχολιάζεται ευρύτατα στους τραπεζικούς κύκλους, είναι ότι περιέργως η Deutsche, σε μια περίοδο πρωτοφανούς αναταραχής στην ευρωπαϊκή αγορά ομολόγων και τα χρηματιστήρια, αλλά και την ώρα που το ευρώ υποχωρούσε όλο και χαμηλότερα, εξαιτίας των ανησυχιών για την κρίση χρέους στην Ευρωζώνη, κατάφερε να εμφανίσει το πρώτο τρίμηνο του 2010 υπερκέρδη, προερχόμενα μάλιστα από την επενδυτική τραπεζική!
Ακόμη πιο περίεργο, αν όχι ύποπτο, είναι ότι την ίδια περίοδο τεράστια κέρδη από συναλλαγές στις αγορές εμφάνισαν και οι μεγάλοι ανταγωνιστές της Deutsche από τις ΗΠΑ (Bank of America Corp., JPMorgan Chase & Co., Goldman Sachs Group Inc.), που είναι γνωστό ότι δεν έχουν μείνει αμέτοχες στο μεγάλο σορτάρισμα των ελληνικών ομολόγων και του ευρώ.
Το ερώτημα που απασχολεί την τραπεζική κοινότητα είναι πώς, σε τέτοια δύσκολη περίοδο για τις αγορές, κατάφερε η γερμανική κορυφαία τράπεζα να εμφανίσει αύξηση των κερδών της κατά 48%, η οποία προήλθε κατά 90%, σύμφωνα με αναλυτές, από την επενδυτική τραπεζική, ένα τομέα που διπλασίασε τις αποδόσεις του;
Μήπως, αναρωτιούνται πολλοί στην τραπεζική αγορά, αυτά τα υπερκέρδη, που δεν θα μπορούσαν να εξηγηθούν από long θέσεις σε μετοχές και ομόλογα, παρήχθησαν από υποτιμητική κερδοσκοπία στο ευρώ, τα ελληνικά και άλλα περιφερειακά ομόλογα της Ευρωζώνης, είτε με θέσεις της ίδιας της Deutsche, είτε, κυρίως, με τεράστιες ροές χρηματοδοτήσεων προς τα κερδοσκοπικά hedge funds που έχουν πρωτοστατήσει σε αυτό το παιχνίδι;
Σε αυτά τα ερωτήματα δύσκολα μπορούν να δοθούν απαντήσεις, καθώς ελάχιστοι σε ένα πολύ κλειστό «ιερατείο» γνωρίζουν τις πραγματικές κινήσεις που είχαν αυτές τις τρελές αποδόσεις για την Deutsche Bank. Πάντως, δεν είναι λίγοι αυτοί που υποθέτουν, όλο και πιο βάσιμα, ότι η κορυφαία γερμανική τράπεζα, όπως και οι μεγάλες αμερικανικές, ίσως έχουν συστήσει μια «ανίερη συμμαχία» κατά του ευρώ, από την οποία αποκομίζουν τεράστια κέρδη, την ώρα που αναδιανέμεται βίαια από την κρίση η παγκόσμια τραπεζική πίτα. Ταυτόχρονα, όμως, οι επιδιώξεις μιας τέτοιας συμμαχίας δεν θα ήταν εντελώς άσχετες και με τις επιδιώξεις των αντίστοιχων κυβερνήσεων: η Ουάσιγκτον πασχίζει να αποφύγει την «κουρελοποίηση» του δολαρίου και το Βερολίνο επιδιώκει την αποδυνάμωση του ευρώ, για να συνεχίσει ακάθεκτη τις εξαγωγές της η γερμανική βιομηχανία.
Τα σενάρια και οι εικασίες για μια τέτοια «ανίερη» συμμαχία κατά του ευρώ και των αδύναμων χωρών της Ευρωζώνης δεν παίρνουν αφορμές μόνο από τα ύποπτα κέρδη της Deutsche Bank από την επενδυτική τραπεζική, την ώρα που κλονίζονται οι ευρωπαϊκές αγορές: οι προσεκτικοί παρατηρητές των διεθνών τραπεζικών εξελίξεων έχουν προσέξει από καιρό, ότι ο Ότμαρ Ίσινγκ, μια εμβληματική προσωπικότητα του γερμανικού τραπεζικού συστήματος, έχει από καιρό «μετακομίσει» στην Goldman Sachs, ως υψηλός σύμβουλος, και ήταν εξαρχής ένας από τους μεγαλύτερους πολέμιους της παροχής διεθνούς στήριξης στην Ελλάδα…

από εδώ

La faillite capitaliste sera payée en monnaie de révolte!


La coalition de l’UE et du FMI, sous le prétexte de la crise économique qui touche la Grèce en ce moment, essaye d’imposer des mesures qui constituent des attaques féroces contre le peuple grec.
Les mesures impopulaires lancées par le gouvernement grec et dictées par le FMI: suppression du 13ème et 14ème salaire (qui fait office de congés payés en Grèce) dans la fonction publique, suppression des 13èmes et 14èmes retraites et augmentation de l’âge de départ à la retraite, flexibilisation à outrance des conditions salariales et baisse du financement des services publics (école, université, hôpitaux etc). A cela s’ajoute, la montée du chômage et une précarisation de tous les travailleurs.
Au-delà de la violence policière et étatique, on assiste à une propagande des médias grecs et internationaux ayant pour but de réprimer les mouvements sociaux des travailleurs qui demandent de la justice sociale. Les médias présentent les manifestations en Grèce comme des manifestations animées par des minorités, alors qu’il s’agit des plus grandes manifestations depuis la chute des colonels en ’74 (la semaine dernière, plus de 200 000 personnes ont manifesté au centre d’ Athènes contre les nouvelles mesures). De plus, la mort de trois travailleurs de la banque Marfin est utilisée pour discréditer le mouvement social. Ces travailleurs ont été forcés par le patronat à ne pas faire la grève et rester dans la banque, c’est un événement tragique, hostile envers le mouvement de masse qui se développe actuellement. Nous luttons pour, et non pas contre, la vie. Cet événement ne peut pourtant pas discréditer ce mouvement dynamique qui remet en question l’ensemble des politiques suivies par tous les partis politiques ces dernières années.
La question ne concerne pas uniquement la Grèce, le problème de la dette grecque s’insère dans le contexte de la crise économique et sociale mondiale du capitalisme. Alors que d’autres Etats européens, hors zone euro, font déjà les frais de la politique de casse sociale du FMI (Lettonie, Lituanie, Roumanie), d’autres pays peuvent suivre: dans un premier temps le Portugal, l’Espagne et l’Italie puis l’Irlande, l’Angleterre et la France. Les gouvernements européens essayent de puiser dans cette crise des arguments pour imposer leurs politiques de casse sociale, de diminution des salaires et de démantèlement des protections sociales, au profit des grandes entreprises et des organismes financiers.
Face à ces attaques, il y a un vrai besoin de construire un mouvement de masse qui affirmera qu’il n’est pas aux travailleurs, aux retraités et aux jeunes de payer leur crise. La lutte en cours sera attaquée de plus en plus durement par les Etats européens et les institutions dominantes et c’est pour cela que le mouvement devra pouvoir prendre la relève et se battre contre le fil rouge des attaques.

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