Friday, October 12, 2012

Soutenez les activistes antifascistes torturés par la police en Grèce

Dimanche 30 septembre, suite à un appel ouvert, une manifestation antifasciste à moto a été réalisée au centre-ville d’Athènes. La manifestation a commencé au quartier d‘Exarcheia.

Cette manifestation serait la réponse aux pogroms fascistes et aux attaques contre des immigrants, qui ont lieu dans plusieurs quartiers d’Athènes, mais aussi ailleurs en Grèce, par des groupes fascistes, déguisés (ou pas) en « comités d’habitants ou de commerçants », dans une impunité totale de la part de la police ou même parfois avec son appui passif. Des liens dangereux entre l’Aube Dorée et la police ont été temoignés maintes fois. Par exemple, des avocats qui portaient plainte de la part d'immigrés-victimes de crime raciste ont été harcelés par des groupes fascistes, qui étaient prévenus, par la police même semble-t-il, de la présence des avocats aux commissariats.

Cette fois-ci, après un premier affrontement des antifascistes avec un groupe de fascistes, la police à moto (dite 'group D') a poursuivi la manifestation. Enfin, 15 militants antifascistes ont été arrêtés ; lors de leur arrestation ils ont été battus sur plusieurs parties du corps : la tête, les bras, les jambes, et un manifestant a aussi subi un choc électrique avec un « taser ».

Les militants arrêtés ont été emmenés au Quartier Général de la Police, où tout au long de la nuit, ils ont été battus, tirés par les cheveux, brûlés, photographiés et filmés par les agents de police qui les surveillaient, et menacés avec une diffusion de leurs données personnelles à l'Aube Dorée. « On vous connaît maintenant, on va vous tuer, comme on a fait avec vos grands-pères pendant la guerre civile ». En plus de ce terrorisme, les militants arrêtés n’ont pas eu le droit de boire de l’eau, ni contacter leurs avocats ni avoir accès à des soins médicaux (alors que certains étaient gravement blessés), pendant 19 heures.

Le lendemain, ils ont été emmenés au Tribunal. Pendant qu’ils se trouvaient dans le Tribunal pour être interrogés, la police a lancé une attaque contre leurs camarades qui étaient ressemblés en solidarité devant le Tribunal ; plusieurs ont été battus, 25 ont été détenus. Les 25 ont été emmenés aussi au Quartier Général de la Police, où ils étaient victimes de la même sorte de terrorisme, obligés de rester nus et de subir des contrôles humiliants, et finalement détenus, de façon vindicative, leur détention pour encore trois jours. Les premiers 15 arrêtés ont été détenus pour encore quatre jours.

Ils sont tous été emmenés au QG, dans une section surchargée (elle est désignée pour 30 personnes, et en ce moment il y en a 80, qui essaient d’y survivre dans de conditions pitoyables).

De faux témoins ont été utilisés (ex. un 'témoin' avait dit le soir même qu'il n'a pas vu des visages, et le matin il a reconnus 4 personnes). Le procureur public, organe du gouvernement, a été tout au long de la procédure complètement aligné avec la police, et a insisté que les 4 soi-disant 'reconnus' parmi les 15 soient mis en prison. Mais les juges ont pris une décision différente, et ont laissé libres tous les 15 arrêtés, 5 jours après leur arrestation. En revanche, la somme de 45000 euros  (3000 euros par personne) leur a été imposée comme garantie. L'Initiative a déjà collecté 70 euros lors de la manifestation de solidarité avec le peuple grec à Bruxelles, le 9 octobre, et va encore collecter des fonds pour les envoyer avant lundi prochain (15 octobre). Ceux qui voudraient faire un virement par carte bancaire pour soutenir les 15, peuvent le faire ici .

Le porte-parole de la police a refusé qu'il y a eu des violences de la part de la police contre les 15. Il devrait être rappelé ici que la police grecque a une longue histoire de violences et d'impunition.

Dans le cadre actuel de la crise financière, où des grandes parties du peuple grec sont jetées dans la pauvreté et la misère, l'Etat soutient de façon plus ou moins ouverte le cannibalisme social et le fascisme incarné par les troupes criminelles de l'Aube Dorée. Le besoin pour un front antifasciste réunissant toutes les forces de la gauche est urgent, qui puisse affronter efficacement l'invasion fasciste et promouvoir la perspective d'une autre société solidaire face à la peur et la haine prêchées par l'Aube Dorée.

Initiative de Solidarité avec la Grèce qui résiste

Ci-dessous, l'article du journal britannique The Guardian sur ce sujet, apparu le mardi 9 octobre, traduit en français:

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Thursday, October 11, 2012

Action de solidarité avec le peuple grec le 9/10, jour de la visite de A.Merkel à Athènes




Une soixantaine de manifestants, membres de l'Initiative, des camarades Belges mais aussi une grande délégation du groupe unifié de la gauche dans le parlement européen (GUE/NGL) se sont rassemblés devant l'ambassade de la Grèce, pour exprimer leur solidarité au peuple grec, en lutte depuis plus que deux ans contre les politiques barbares de l'austérité. Le jour même, des milliers de Grecs sont descendus dans les rues pour protester contre la visite de la chancelière allemande Angela Merkel à Athènes, et les mesures draconiennes antidémocratiques prises par la police pour assurer le 'calme' dans la capitale. 




Angela Merkel a décidé de visiter la Grèce dans un climat social très tendu à cause des politiques austéritaires qui ont mis aux genoux les travailleurs en Grèce.  Elle est venu encourager  le gouvernement grec qui  tremble devant l'expression quotidienne de la colère du peuple contre le nouveau plan des coups budgétaires de 13 milliards d'euros qui va laisser encore plus grandes masses de Grecs dans la pauvreté absolue. La semaine passée des ouvriers de chantier naval qui n'ont pas reçu de salaires depuis 6 mois et des antifascistes ont été arrêtés et maltraités voire torturés par la police. Toutes les organisations du mouvement populaire en Grèce ont appelé à la manifestation lors de la visite de Mme Merkel. Mais la police grecque a interdit tout rassemblement dans une grande partie du centre d'Athènes. En vue de ces faits, l'Initiative a décidé d'appeler à une manifestation de protestation contre la dérive anti-démocratique du gouvernement, et en solidarité avec le peuple grec dans les rues.



Lors du rassemblement ont pris la parole, après l'Initiative, les eurodéputés Nikos Chountis (Syriza), Marisa Matias et Alda Sousa (Bloco de Esquerda, Portugal), ainsi que des représentants de Die Linke et du Socialist Party irlandais, suivis par des militants Belges.

Monday, October 8, 2012

Action contre l'interdiction de manifester à Athènes

9 Octobre 2012, à 13h
devant l'Ambassade de la Grèce en Belgique, rue de Petits Carmes 10 - Bruxelles 1000
en même temps que la manifestation à Athènes

 

Angela Merkel a décidé vendredi dernier de visiter la Grèce dans un climat social très tendu à cause des politiques austéritaires qui ont mis aux genoux les travailleurs en Grèce.  Elle vient encourager  le gouvernement grec qui  tremble par l'expression quotidienne de la colère du peuple, un nouveau plan des coups budgétaires de 13 milliards d'euros en laissant une grande partie de la population dans la pauvreté absolue. 

La semaine passée des ouvriers de chantier naval qui n'ont pas reçu de salaires depuis 6 mois et des antifascistes ont été arrêtés et maltraités voire torturés par la police.

Toutes les organisations du mouvement populaire en Grèce ont appelé à la manifestation. 

Mais la police grecque a interdit tout rassemblement dans une grande partie du centre d'Athènes (voici l'annonce officiel en grec)

Aucun peuple européen ou autre ne peut être privé de son droit de s'exprimer dans sa propre ville contre le mesures injustes et barbares imposés par les élites locales et étrangères. 

Toutes et tous devant l'Ambassade de la Grèce en Belgique, rue de Petits Carmes 10 - Bruxelles 1000 pour exprimer notre solidarité avec le peuple grec en lutte!

Friday, October 5, 2012

Une tournée très réussite pour le film Catastroika en Belgique


Salle pleine au Cinéma Vendôme 24/09/12
Du 22 au 27 septembre l’Initiative de solidarité avec la Grèce qui Résiste a co-organisé une tournée des projections et des débats autour du documentaire Catastroika avec une dizaine des syndicats et associations: Zin TV, la Fédération syndicale européenne des services publics (EPSU), la Centrale Nationale des Employés (CNE), LBC-NVK,  la CADTM, la CEPRé, FGTB Centre, Corporate Europe Observatory (CEO), Attac Liège, l'ACJJ et les Comités Action Europe (CAE).

Nos invités de la Grèce pour cette tournée ont été le co-réalisateur du film Aris Chatzistefanou (l’autre co-réalisatrice étant Katerina Kitidi) et Flora Papadede, syndicaliste dans la société publique d’électricité (PPC) qui figure dans le film. Le but a été d’expliquer au public belge les conséquences néfastes de la privatisation des services publics en Grèce, afin de contribuer au renforcement des luttes contre les privatisations en Belgique. On a aussi voulu l’informer sur la situation en Grèce afin de sonner l’alarme sur la nécessité de l’organisation d’une lutte décisive contre l’austérité imposée aux travailleurs en Belgique. 

Plus de 400 personnes ont participé aux éventements de la tournée. 

Friday, September 28, 2012

Catastroika à Radio Panik: entretien avec Aris Chatzistefanou et Flora Papadede


Jeudi 27 septembre une émission sur Radio Panik a été consacrée à la tournée belge du film Catastroika avec le co-réalisateur de Catastroika Aris Chatzistefanou et la syndicaliste du secteur de l'enérgie Flora Papadede ainsi qu'avec des membres de ZinTV et de l'Initiative de Solidarité avec la Grèce qui résiste. 

Merci à Patrick et Lièvin de Radio Panik pour leur hospitalité radiophonique! 

Vous pouvez écouter l'émission ici ou ici.

Thursday, September 20, 2012

Catastroïka, un film citoyen en tournée belge du 22 au 27 septembre




Au coeur de ce documentaire, les effets de la privatisation de biens et services publics.
Tout au long de ce film, on découvre les conséquences sociales et économiques de telles opérations dans plusieurs pays: Russie post-soviétique,  Allemagne, France, Etats-Unis et plus récemment le cas emblématique de la Grèce.

Au regard de ces situations tragiques, une question mérite d’être posée : qu’a-t-on retenu des leçons du passé ? A l’évidence, rien ! Aujourd’hui encore, le gouvernement grec et la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fond Monétaire International) encouragent les privatisations massives pour financer le remboursement de la dette.
Catastroïka a été réalisé par Aris Chatzistefanou et Katerina Kitidi, auteurs de" Debtocracy", un documentaire sur la dette publique grecque vu par plus de 2 millions de spectateurs dans le monde. 

Ces deux films ont été financés par les citoyens et diffusés librement sur internet. Du 22 au 27 septembre, le documentaire "Catastroïka"  sera projeté en Belgique, en présence du réalisateur.

La privatisation de l’eau et de l’énergie seront  analysés plus en détail au cours d’un atelier qui regroupera des experts tels Emmanuel Petrella qui travaille à  l’Institut Européen de recherche sur la Politique de l’Eau ou Thibaud de Menten, Equipes populaires, éditrices de l’ouvrage collectif «défendre nos droits sur les marchés du gaz et de l’électricité» .  Le cas de l'entreprise publique grecque d'électricité, dont la privatisation est en cours, sera également abordé avec la syndicaliste Flora Papadede, qui figure dans le film.

Projections en présence du réalisateur :
22/09 à 16h00 : Liège, salle CPCR, VO st FR
24/09 à 19h00 : Bruxelles, cinéma Vendôme, VO st FR (prix: 5 euros)
25/09 à 12h30:  Parlement Européen, VO st EN (register here: nikolaos.chountis@europarl.europa.eu)
26/09 à 19h00: La Louvière, FGTB/Centre, rue H. Aubry 23 - Haine-St-Paul, VO st FR
27/09 à 18h00: Anvers,  De Stroming "Europazaal", VO st EN

Atelier sur la privatisation de l'eau et de l'énergie:
23/09 à 17h00: Bruxelles
Mundo B, Rue d'Edimbourg 26, 1050 Ixelles

Laurie Penny: Ce n’est pas de la rhétorique d'établir un parallèle avec le nazisme


Des vrais fascistes en vrais t-shirts noirs brandissent des swastikas
et assassinent des minorités ethniques à Athènes

L'article suivant a paru au journal britannique "The Independent", le 20 août. Le texte original en anglais est disponible ici et une traduction en NL ici.

 « Après les immigrés, vous êtes les prochains ». C'est le slogan écrit sur des tracts apparus fin août dans le quartier gay d'Athènes. Pendant que la violence contre les immigrés monte en Grèce, les supporteurs du parti de l’extrême droite « Aube Dorée » ont commencé à lancé des attaques haineuses contre les homosexuels et les handicapés. Ces fascistes marchent en t-shirts noirs à Athènes, en terrorisant les  minorités ethniques et sexuelles, en brandissant des insignes qui ressemblant à des swastikas, et en déclarant leur mépris à l’égard des procédures politiques. Et pourtant, en Europe, ils sont toujours traités comme un simple symptôme de la crise économique grecque.
Auparavant, les voyous de l’extrême droite ne sortaient qu’en nuit pour attaquer les immigrés. Maintenant, ils font ça à la lumière du jour, sans avoir peur des conséquences, puisqu'il n'y en a pratiquement pas. Pendant ces dernières semaines, le nombre et la gravité des attaques ont augmenté –le 12 août, un Iraquien de 19 ans a été poignardé à mort par un groupe de motards, quelques quartiers plus loin du Parlement grec - et si les immigrés portent plainte devant la police, ils risquent de se trouver sous arrestation.