Friday, February 17, 2012

La population sort de l'état de choc en Grèce



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« Dans les rues d'Athènes ont éclaté les pires émeutes et violences policières qu'a connues le pays depuis des années ». « Les émeutiers grecs ont mis le feu à des immeubles et pillé des dizaines de magasins alors qu'ils affrontaient la police dans le centre d'Athènes protestant contre de sévères mesures d'austérité».



Voici quelques échantillons des titres de la grande presse mondiale au sujet des manifestations de dimanche en Grèce, incluant souvent des photos d'immeubles calcinés.

« Je suis vraiment désolé de ce qui s'est produit en Grèce hier » m'ont dit beaucoup d'amis le lundi. Il est sidérant de constater que la grande presse parvient à vous faire ressentir un sentiment de ce type au sujet de la résistance et non des politiques désastreuses qui sont à l'origine de la protestation. Car la véritable nouvelle, c'est que les gens partout en Grèce ont rompu avec la peur et ont manifesté massivement leur détermination à contre-attaquer face à l'austérité imposée par la « troïka » composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI. De toutes les manifestations géantes qui ont eu lieu depuis mai 2010 quand les plans d'ajustement furent introduits pour la première fois, ce fut la plus massive : Des centaines de milliers de personnes ont participé, les lignes de métro étant incapables de faire face.

Thursday, February 16, 2012

Rassemblement protestataire devant le Conseil, au rond-point Schuman, mercredi 15/2 à 17h





15 février 2012 à 17h00
Appel de l’Initiative de Solidarité à la Grèce qui Résiste à un rassemblement protestataire contre la réunion Eurogroup, devant le Conseil, au rond-point Schuman

avec le soutien de CADTM Belgique et de la FGTB Jeunes

Le dimanche 12 février 2012, de centaines des miliers des Grecs ont saisi les rues d'Athènes et d'autres villes grecques pour manifester contre le nouveau prêt de 'sauvetage' de l'UE - FMI - BCE. Pourtant, ce plan a été approuvé, dimanche très tard dans la soirée, avec une procédure d'urgence, car 'les marchés et l'Europe le demandent' avec les votes des partis qui siègent au gouvernement présidé par M. Papademos, ex Vice Président de la BCE.

Les nouvelles mesures de ce paquet vont augmenter encore le carnage social qui se déroule en Grèce depuis 2010, avec une réduction de salaires et pensions de 30%, des coups budgétaires dans l'éducation, la santé, la protection sociale, et elles vont accentuer l'augmentation du chômage et l'appauvrissement d'une partie croissante du peuple grec. Le paquet prévoit ainsi la réduction du salaire minimum à 520 €, la fin du renouvellement automatique des conventions collectives en cas de désaccords (ce qui équivaut, dans la pratique, à l'abolition des conventions collectives) et met encore une fois la pression sur les pensions.

Ce sont les conditions pour que les gouvernements européens versent 130 milliards € au gouvernement grec, somme en fait destinée au soutien des banques.

L'Eurogroupe du 15 février va approuver ce paquet, afin de 'sauver la Grèce de la faillite'. Mais la Grèce est déjà en faillite... Donc, arrêtons de sauver les banques sur le dos du peuple grec et des autres peuples européens!


Tous devant le Conseil!

NON au prêt de la Troika! Solidarité avec le peuple grec!


Initiative de Solidarité à la Grèce qui Résiste


Messages de solidarité à la Grèce


MOTION DE SOLIDARITE de la CNE
 Le Comité National de la C.P.N.A.E. (Commission Paritaire nationale auxiliaire des employé-e-s) de la C.N.E. soutient le peuple grec et ses organisations syndicales dans leur lutte contre les plans d'austérité qui leur sont imposés.

L'équilibre des finances publiques sert de prétexte pour imposer un recul social injustifié aux travailleurs.

Cette offensive antisociale est une menace et une provocation de tous les travailleurs européens.

La lutte des travailleurs grecs est aussi la nôtre.


Le Comité C.P.N.A.E. de la C.N.E. (Centrale Nationale des Employés de la C.S.C.)


Personne de contact :
Claude Lambrechts
Secrétaire Nationale CNE
Avenue Robert Schuman 52
1400     NIVELLES
BELGIQUE
Tél. 067 / 88 91 60                                                 


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Madrid, 13 février 2012
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Autres actions de solidarité ici et ici.

Tuesday, February 14, 2012

Mais pourquoi la Grèce ?

Républication d'un article paru au blog du groupe Nouvelles hors les murs ici.
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Petit éventail des idées reçues et quelques brèves réponses, du groupe O de l’A.
  • Parce que la Grèce a un déficit public énorme.
Selon cette idée reçue, l’endettement de la Grèce serait dû à la nécessité de combler le déficit budgétaire créé par le déficit public. Rien de plus faux. Pour la décennie 2000-2009, la Grèce a emprunté la somme globale de 486 milliards d’euros. Pour la même période, elle a payé, au titre du remboursement de la dette publique, la somme de 450 milliards. Sur la totalité de cette somme, seuls 3,1% ont été utilisés pour couvrir le déficit public. Le reste a servi à rembourser la dette. Même en 2009, alors que le déficit public s’est élevé à 17,1 milliards, l’Etat grec a emprunté 85,2 milliards d’euros et n’a utilisé que 20% de ce montant pour éponger le trou dû au déficit public. Autrement dit, les crédits servent à rembourser la dette, et non pas à résorber le déficit.
  • Parce que la Grèce a une dette énorme.
Faux. Plusieurs points : Selon le rapport d’Eurostat publié fin avril 2010, la dette publique de la Grèce s’élevait à 115,1%, alors que celle de l’Italie s’établissait à 115.8%. Malgré ce fait, cette dernière a pu, après la publication de ce rapport, emprunter sur les marchés à des taux plus bas que celui de ses obligations arrivées à échéance, alors que l’Etat grec, ne pouvant plus emprunter sur les marchés à des taux raisonnables, adoptait 2 semaines plus tard, les conditions du mémorandum. Il faudrait, aussi, souligner ceci: s’agissant non pas de la dette publique (des Etats), mais de la dette
extérieure, qui inclue la dette publique, celle des ménages et celle des entreprises, celle de la Grèce est inférieure à la moyenne de celle de la zone euro. Fin 2009, selon un rapport présenté à la Banque of International Settlements par une membre du directoire du service statistique de la BCE, la dette extérieure s’élevait à 172% du PIB pour la Grèce, 191,2% pour la France, 312,3% pour les Pays- Bas, 985,3% pour l’Irlande, 4.326% pour le Luxembourg. Il convient d’ajouter que la Grèce, entre 1992 et 1997, donc avant l’euro, avait une dette publique de l’ordre de 117% avec un déficit de 8%
et un rythme annuel de remboursement supérieur à celui d’aujourd’hui. Pourtant, personne ne parlait de faillite à l’époque. Pour en finir, si le but des mesures d’austérité était de diminuer la dette, comment expliquer le fait que celle-ci ne cesse d’augmenter, et la prime de risque avec, en même temps que la récession qui touche la société grecque s’apparente à celle d’un pays en guerre ?

Saturday, February 11, 2012

Protestation de solidarité à Bruxelles le 10 février



Hier, 10 février environ 70 Grecs, Belges et autres se sont réunins devant la Représentation permanente de la Grèce auprès de l'UE pour protester contre les mesures anti-sociales consenties entre le gouvernement grec et la Troïka, et qui seront présentées au parlement grec demain 12 février pour approbation. Les mesures comprennent la réduction du salaire minimum par 22%, autour de 520 euros, la réduction radicales des pensions et l'abolition des conventions collectives. Et tout ça afin que la Troïka accorde un prêt supplémentaire de 130 milliards d'euros au gouvernement grec, qui ira directement et dans sa totalité aux banques (70 milliards en obligations guaranties, 3o milliards en liquide aux banques étrangèrers et 30 milliards aux banques grecques).

C'est le moment d'en finir avec cette politique qui sauve les banques et massacre les aquis sociaux dans toute l'Europe.

Des manifestations préparatives ont eu lieu à Athènes et d'autres villes grecques le 10 et le 11 février et la grande maniféstation est prévue pour le 12, jour du vote des mesures. Plusieurs bâtiments d'institutions d'Etat ont été occupés: des mairies, des bureaux d'administration régionale et locale, ainsi que les Ministères du Travail et de la Santé. Des assemblées populaires ont lieu, afin de mieux coordoner la lutte.

Voici quelques photos du rassemblement protestataire à Bruxelles









Thursday, February 9, 2012

Rassemblement protestataire à la Représentation permanente de la Grèce le 10 février à 17h

Les syndicats grecs appellent à une nouvelle grève générale de 48h à partir de demain. 


Les partis gouvernementaux veulent voter, ce dimanche, la réduction du salaire minimum à 520 € et la fin du renouvellement automatique des conventions collectives en cas de désaccords (ce qui équivaut, dans la pratique, à l'abolition des conventions collectives) etc. 


La Troïka les presse aussi à réduire les pensions


Ce sont les conditions pour que les gouvernements européens versent 130 milliards € au gouvernement grec pour lui permettre de rembourser ses dettes aux banques. 


C'est le moment d'être solidaires pour défendre les droits sociaux partout en Europe et refuser de payer la dette illégitime.


Rassemblement protestataire demain, 10 février à 17h 
devant la Représentation Permanente de Grèce auprès de l'UE


Rue Jacques de Lalaing, 19-21

1040 BRUXELLES 


L'action est soutenue par la CNE, EPSU, les Comités Action - Europe 
et l'Initiative de Solidarité à la Grèce qui resiste.

Wednesday, February 1, 2012

Comités d'action: Soirée de solidarité aux grévistes métallos grecs le 28/1


Un évenement de solidarité aux 400 grévistes des "Aciéries Grecques' a été organisé par le Comité Action Europe de St. Gilles avec le soutien de l'Initiative. Le Comité d'Action Europe Saint-Gilles a invité les habitants du quartier à construire la solidarité paneuropéenne, et plus patriculèrement, dans ce cas, avec les métallurgistes grecs en lutte dépuis 3 mois.

La soirée a eu lieu dans un endroit chaleureux, grâce à l'accueil de Nacho et Claire. Presqu'une centaine d'habitants du quartier sont passés boire un verre, manger des plats faits par les militants du Comité, et discuter sur les luttes en cours et celles à construire. Charis Manolis, du syndicat des métallurgistes nous a dit, en connection Skype, que les métallos grecs en grève depuis 90 jours tiennent bon, aussi grâce à la solidarité qui vient de tous les côtés du monde. Les métallurgistes se déplacent maintenant partout en Grèce pour encourager d'autres travailleurs et les aider à construire et coordoner leurs luttes. Il a aussi transmis un message de soutien aux travailleurs belges pour la grève du 30 janvier, et il nous a assuré que les metallurgistes grecs vont se battre jusqu'à la victoire! Pour le point pratique, 630 euros ont été collectés pour soutenir les grévistes, et ils seront transférés à leur compte bancaire.
La soirée a fini avec un petit concert aux rythmes de "rebétiko".

Voici le documentaire/court metrage de Costas Kallergis et Yiannis Vakrinos sur la grève, qui a été projecté à la soirée, quelques photos de la soirée, ainsi qu'un lien vers un petit entretien avec Haris Manolis (en grec).